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Autour de

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Je vous propose de voir mes photos dans des reportages photos. Nature, Promenades, Fêtes, Expositions ....


la 5ème édition de IN SITU Patrimoine et art contemporain

Publié par Lemenuisiart sur 14 Mai 2016, 06:56am

Catégories : #manifestations, #presse, #patrimoine, #art, #lagrasse, #marcevol, #serrabonne

Du 18 juin au 18 septembre 2016 aura lieu la 5ème édition de IN SITU Patrimoine et art contemporain, manifestation estivale se déroulant dans la région Languedoc Roussillon Midi Pyrénées, portée par l’association Le Passe Muraille et dont le commissariat est assuré par Marie Caroline Allaire-Matte. Forte du succès de ses quatre précédentes éditions dont le champ d’action s’est progressivement élargi, elle rayonne aujourd’hui, pour ses 5 ans, sur 11 sites, tous classés ou inscrits à l’inventaire des Monuments historiques, de 4 départements : le Gard, l’Hérault, l’Aude et les Pyrénées-Orientales. Ceux-ci accueillent des oeuvres (installations, sculptures, vidéos) de 11 artistes français et étrangers : Tjeerd Alkema, le collectif Time Maker’s, Marc Couturier, Daniel
Dezeuze, Martine Feipel et Jean Bechameil, Bertrand Gadenne, Renato Nicolodi, Javier
Pérez, Marie-Hélène Richard, et Vladimir Skoda.
Cet événement établit véritablement un dialogue entre l’architecture patrimoniale et l’art contemporain, celui-ci permettant de valoriser de manière originale le riche et somptueux patrimoine de la région. Les installations, parfois spectaculaires, sont éphémères et adaptées à l’esprit des lieux. Certains sites sont ainsi notamment investis par des oeuvres inédites spécialement produites pour l’occasion, réalisées in situ.

Les points de rendez-vous de cette édition anniversaire sont :
Dans le Gard (1 site) :
La Bambouseraie en Cévennes à Générargues, sublimée par une installation monumentale prenant la forme d’un bambou géant du collectif Time Maker’s, composé de Jean Combes, Gabriel Emard et Nicolas Vinadelle (réalisation in situ).
Dans l’Hérault (5 sites) :
L’abbaye de Gellone à Saint-Guilhem-le-Désert, dont le cloître accueille une grande sculpture géométrique et minimaliste en bois de l’artiste belge Renato Nicolodi (réalisation in situ) ; l’église Saint-Martin à Saint-Martin-de-Londres, investie par une vidéo de Bertrand Gadenne ; l’église Saint-Étienne d’Issensac à Brissac, qui présente une oeuvre du FRAC Languedoc-Roussillon de Daniel Dezeuze (commissariat : Emmanuel Latreille, directeur du FRAC Languedoc-Roussillon) ; le château de Baulx à Saint-Jean-de-Buèges, dont le mur médiéval du jardin porte une installation de lettres réalisées en inox poli miroir de l’artiste luxembourgeoise Martine Feipel et de Jean Bechameil (réalisation in situ) ; et l’hôtel Flottes de Sébasan à Pézenas, accueillant une installation de Marie-Hélène Richard, constituée de centaines de petites roses réalisées en sacs plastique recyclés, fragiles et légères, flottant en apesanteur dans l’espace de l’hôtel particulier (réalisation in situ).
Dans l’Aude (3 sites) :
Le palais des Archevêques à Narbonne, investi par une sculpture monumentale et minimaliste en bois et résine de l’artiste d’origine hollandaise Tjeerd Alkema ; l’abbaye de Fontfroide à Narbonne, présentant une installation de Marc Couturier constituée d’une demi-barque suspendue et accrochée à une plaque miroir, flottant au centre de la salle capitulaire. L’abbaye de Lagrasse, nouvel écrin de cette édition situé au coeur des Corbières, dont l’immense dortoir accueille une installation sonore de l’artiste espagnol Javier Pérez, composée de 17 cloches de verre noires et d’une partition vocale de 30 minutes réalisée par Joan Sanmartí et inspirée par le livre des Lamentations du prophète Jérémie (réinstallation in situ).

Dans les Pyrénées-Orientales (2 sites) :
Le prieuré de Serrabona à Boule d’Amont (près de Prades), présentant une installation de Daniel Dezeuze, membre fondateur du groupe Supports/Surfaces, consistant en un ensemble de trois panneaux de polyéthylène posés au sol, les Nefs (2000-2001), ainsi que des Échelles (2006), et d’une oeuvre in situ produite spécifiquement pour le lieu ; le prieuré de Marcevol à Arboussols, qui accueille dans ses absides une installation de l’artiste tchèque Vladimir Skoda, trois disques d’acier poli concave suspendus, tournant sur eux-mêmes dans un mouvement lent et synchronisé réfléchissant l’espace intérieur du prieuré. Certains de ces monuments connaissent une forte fréquentation durant la période estivale et reçoivent plus de 150 000 visiteurs, comme l’abbaye de Gellone à Saint-Guilhem-le-Désert ou le palais des Archevêques à Narbonne. Des parcours sur mesure, « circuits » de découvertes, sont organisés pendant la manifestation. Ils permettent d’orienter le public vers des monuments moins célèbres, mais tout aussi importants dans l’histoire régionale, tels que l’église SaintÉtienne d’Issensac à Brissac ou le prieuré de Marcevol à Arboussols. Les artistes ont été choisis pour la qualité de leurs oeuvres et la pertinence de leur projet. Chaque intervention artistique fait l’objet d’une réflexion approfondie sur le site concerné, son histoire, son architecture et son environnement. L’implication des artistes est à la hauteur de l’exigence des gestionnaires des lieux. Afin de sensibiliser le public au dialogue entre le patrimoine et l’art contemporain, un important travail de médiation est réalisé. Des médiateurs sont notamment affectés à chacun des sites aux mois de juillet et août.
Pour la réalisation de cette manifestation, l’association Le Passe Muraille collabore avec de nombreux partenaires. La Région Languedoc Roussillon Midi Pyrénées soutient cette
manifestation en tant que principal financeur. Elle confirme ainsi son engagement pour l’art contemporain et pour son rayonnement sur l’ensemble du territoire régional, dans des lieux patrimoniaux, facilitant ainsi le croisement des publics. Les communes de Narbonne et Saint- Guilhem-le-Désert, la Communauté de communes du Grand Pic Saint-Loup, la SCI de l’abbaye de Fontfroide, la fondation du prieuré de Marcevol, les Conseils départementaux des Pyrénées- Orientales et de l’Aude, le ministère flamand de la Culture, des Médias, de la Jeunesse et des affaires bruxelloises, le fonds culturel national du Luxembourg ainsi que la Mairie de Pézenas et la Bambouseraie en Cévennes s’associent également au financement du projet.

IN SITU Patrimoine et art contemporain se termine le 18 septembre, dernier jour des Journées européennes du Patrimoine.
Comme chaque année et afin que la mémoire des créations artistiques perdure, un catalogue est édité, disponible à partir de début juillet, en librairie et sur site.

En petit tout le monde est présent.

En petit tout le monde est présent.

La Bambouseraie en Cévennes
Générargues

 

Par le gigantisme des végétaux, par le sentiment de bien-être qui en émane, la Bambouseraie semble avoir toujours existé. Elle est pourtant née en 1856, de la volonté d’un seul homme, Eugène Mazel, dont les serres de la Bambouseraie portent encore le nom. Passionné d’horticulture et de sciences naturelles, il entame ses premières plantations sur le site actuel de la Bambouseraie en 1856, en acclimatant des espèces exotiques venues de Chine, du Japon, d’Amérique du Nord et de l’Himalaya...
Depuis 1902, la famille Nègre préside aux destinées de la Bambouseraie en n’ayant de cesse de multiplier les espèces, ouvrir le parc au public et développer les plantations. En 2005, les efforts de cette famille sont récompensés : la Bambouseraie est classée Jardin Remarquable par le ministère de la Culture, elle est même inscrite aux Monuments historiques en 2008. Le site est devenu signataire de la Charte Européenne du Tourisme Durable en 2012.

le Collectif Time Maker’s

 

L’immersion est intense, le voyage palpitant. Toutes ces verticales, très architecturales, qui vous submergent comme un parterre de fleurs peut dominer l’insecte qui s’y attarde. « Là, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté » disait Baudelaire.
Un sentiment de parfait équilibre se dégage, où chaque élément de la collection se doit d’être bien rangé, où la multiplication des raretés offre un spectacle qui diffère du commun. Et il y a cette dualité très énigmatique entre la force colonisatrice des bambous et la puissance charismatique des sujets hors normes, dans une réciprocité incontestable de mise en valeur.
On se livre alors à une recherche à la fois inconsciente et excitante de l’espèce la plus singulière, la plus surprenante ; vous n’avez sûrement encore jamais vu la nouvelle installation de la Bambouseraie. Les yeux guidés vers le ciel, on découvre alors une espèce unique au monde, fantasmée par tout un chacun, rêvée par tout collectionneur averti, espérée pour tout patrimoine paysager de cette envergure. C’est un bambou géant qui a poussé ici, dans une palette colorimétrique exposant les espèces de l’ailleurs, ses rhizomes font surface et replongent dans le sol, laissant présager une colonisation d’une autre échelle, qu’il va être difficile de contrôler, de canaliser, amenant un désordre certain. Ce besoin constant de casser les codes, de briser le cadre réglementaire, de faire différemment, de vouloir toujours plus, serait-il assouvi ? Une perturbation momentanée qui survient de manière inattendue sous une image à demi réaliste et qui trouble les repères habituels. Ce que cela peut rassurer de sentir la limite de l’illusion. Le bambou très modulé, linéaire, très systématique, mathématique, laisse percevoir un horizon architectural plutôt contemporain et responsable face à cette mise en abîme construite d’un bambou réalisé en bambous.

Jeunes diplômés de l’école d’architecture de Clermont-Ferrand, âgés de 24 ans, Jean Combes, Gabriel Emard et Nicolas Vinadelle partagent une vision commune de l’architecture qui prend pour fondement l’imagination. Entre projet architectural et démarche artistique, ce trio se positionne dans le champ de l’expérimentation basée sur des oeuvres monumentales travaillant sur la répétition. Leur première oeuvre, J’ai rêvé d’un château, réalisée dans le cadre de l’événement Horizons Sancy 2015, proposait une projection de l’avenir depuis le passé et matérialisait l’éphémère d’un songe.

Abbaye de Gellone
Saint-Guilhem-le-Désert

 

L’abbaye de Gellone est une abbaye bénédictine fondée en 804 par un aristocrate aquitain de l’époque carolingienne, Guillaume de Gellone (v. 742-812), appelé Guilhèm en langue d’oc. L’abbaye fait l’objet d’un classement au titre des Monuments historiques. Elle est également inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des chemins de Saint Jacques de Compostelle en France depuis 1998. Le cloître a été démantelé et ne possède plus que deux galeries (galerie nord, une partie de la galerie ouest).
À l’origine, il comportait un premier étage dont la construction s’est faite à la fin du XIIe siècle.
La galerie nord est percée par une série d’arcades géminées, en plein cintre, reposant sur une colonnette centrale. Les sculptures du cloître vendues en 1906 à George Grey Barnard, se trouvent aujourd’hui au musée The Cloisters de New York. Quelques pièces sont conservées à la Société archéologique de Montpellier et au musée de l’abbaye de Gellone. Une communauté de religieuses est toujours présente sur place.

la 5ème édition de IN SITU Patrimoine et art contemporain

Renato Nicolodi

 

Les installations de Renato Nicolodi se réfèrent à des archétypes architecturaux, concrets et ambigus. Réalisées comme des monolithes, en béton ou en bois, ses sculptures expriment le silence et l’immobilité. Son approche minimaliste confère à ses oeuvres une forme de classicisme, inspiré aussi bien par les grands architectes de l’utopie tels qu’ Étienne-Louis Boullée et Claude-Nicolas Ledoux, que par ceux de la reconstruction d’après-guerre comme les frères Perret. La conception des sculptures de Renato Nicolodi commence à partir d’une grille mathématiquement ordonnée, géométrique et symétrique. Dans ces espaces imaginaires, les escaliers sont comme des traits d’union visuels entre l’intérieur et l’extérieur, le sacré et le profane. Ils attirent irrésistiblement le regard de la périphérie vers le centre et le vide. Cet univers paradoxal perturbe notre échelle de représentation en ramenant l’homme à un acteur minuscule en regard des architectures qu’il élève. L’artiste nous invite à faire l’expérience d’une quête spirituelle, qui suppose du temps et une certaine introspection. Ses sculptures/installations sont des objets métaphysiques qui interpellent le regard en suscitant une interrogation : qu’est-ce que je ne vois pas dans cette forme dont la fonctionnalité reste indéterminée ?
Cette question habite la proposition réalisée pour l’abbaye de Gellone, à Saint-Guilhem le-Désert, une grande sculpture réalisée en bois inspirée par l’histoire et l’architecture du monument.
On reconnaît la croix dans le dessin parfaitement géométrique de ce qui ressemble à la façade d’une architecture monumentale ou à celle d’un meuble liturgique. Derrière les deux battants symétriques de la porte, un escalier monumental conduit vers un espace obscur et indéchiffrable.

Église Saint-Martin

Saint-Martin-de-Londres

 

L’église Saint-Martin a été construite entre la fin du XIe siècle et le début du XIIe siècle. Monument majeur de l’art roman en Languedoc, elle a la particularité d’avoir un chevet trilobé. Érigée en prieuré en 1090, son rayonnement se développe et provoque de fréquents conflits avec les seigneurs de Montarnaud. L’enclos du prieuré est physiquement séparé du reste du village par un rempart, symbolisant la rupture entre les autorités ecclésiastiques et seigneuriales. Ce conflit prend fin en 1250 lors du rachat de la seigneurie de Saint-Martin par Gellone. Fortement remaniée au XIXe siècle, l’église est classée Monument historique en 1900 et restaurée en 1932. L’appareillage des pierres est remarquable, très régulier et orné de « tailles en feuilles de fougère », soulignant une indéniable influence lombarde. Plusieurs adjonctions
à l’édifice sont réalisées au cours des siècles : un clocher-tour, construit au XIIe siècle et aujourd’hui détruit ; le clocheton actuel surmontant la coupole, datant du XVIIIe siècle ; enfin, au XIXe siècle, la nef fut prolongée d’une travée à l’ouest et une chapelle fut greffée au nord de la nef.

Bertrand Gadenne

 

Bertrand Gadenne a débuté à la fin des années 1970 par des installations de films Super 8. Il a développé un travail dans lequel la vidéo invite le spectateur à retrouver, dans un lieu d’exposition ou au détour d’un mur dans une ville, un émerveillement depuis longtemps oublié : celui de la matérialisation d’une image projetée.
En concevant des dispositifs lumineux insolites et spécifiques à chacun des éléments naturels (végétal, minéral, animal, etc.) dont il suscite l’apparition, il crée des situations empreintes d’un caractère spirituel et propices à une méditation sur les liens à la fois techniques et poétiques que son oeuvre tisse entre « la nature des choses » et le fragile miracle de leur visibilité.
En entrant dans l’église le visiteur se trouve face à la chapelle qui abrite le baptistère. La projection vidéo qui s’y déroule va naturellement attirer notre regard. Comme l’image vidéo projetée au plafond n’est pas immédiatement visible, sauf par ses lueurs colorées, il avance progressivement fasciné par la lumière émise et découvre une petite chapelle avec du mobilier
religieux : une vasque en marbre rouge surplombée par un grand vase de marbre noir et un autel encadré par deux colonnes en marbre. La projection épouse la voûte et les ogives, ce qui déforme légèrement la morphologie de l’image et le mouvement des poissons. Les déplacements des poissons créent des variations colorées rougeoyantes sur tous les éléments de la chapelle.
Ceux-ci sont baignés et inondés par les lueurs réfléchies de la projection. Un fond sonore accompagne la projection et restitue le bruissement des jeux d’eau et des poissons qui nagent à la surface. L’élément liquide rappelle la présence souterraine de l’eau qui circule sous l’édifice.
Le poisson, íχθύς / ikhthús en grec, est un symbole chrétien dont le sens est double. Il signifie le Christ et la vie en abondance promise aux chrétiens mais aussi le chrétien romain lui-même : les chrétiens étant appelés les pisci : les poissons, les vivants.

Église Saint-Étienne d’Issensac

Brissac

 

L’église Saint-Étienne d’Issensac a été construite au XIIe siècle. Son architecture est typique de l’art roman languedocien de cette époque. Ancienne église paroissiale d’une bourgade médiévale qui l’entourait (et dont on peut voir les ruines), elle était située sur
un des chemins de pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. Son architecture est sobre : une nef terminée par une abside semi-circulaire. Incendiés par les Protestants, le bourg et l’église furent abandonnés par leurs habitants. Proche du pont roman du XIVe siècle qui traverse l’Hérault, en contrebas, elle appartient à un site architectural et naturel remarquable. Le FRAC Languedoc-Roussillon est partenaire de la manifestation. Une oeuvre du FRAC est choisie par son directeur, Emmanuel Latreille, et prêtée pour la durée de la manifestation IN SITU 2016.

Daniel Dezeuze

 

Membre fondateur du groupe Supports / Surfaces (1970) et de la revue Peinture, Cahiers théoriques (1971), Daniel Dezeuze développe un travail radical lié à la déconstruction du tableau pour en rejouer les constituants. L’artiste déplace les questions posées en se référant aux matériaux et aux techniques picturales archaïques et s’attache explicitement à la notion d’espace. Châssis aux clavettes bleues, reprend la forme du châssis sans toile tendue mais en la complexifiant, en y ajoutant des éléments peints en bleu qui sont rapportés, et en la faisant se déployer dans l’espace, tenue par un établi. Ce geste dévoile un dispositif dépouillé où le vide structure l’espace.

Château de Baulx
Saint-Jean-de-Buèges

 

La paroisse de Saint-Jean-de-Buèges apparaît pour la première fois dans les textes en 990 dans le cartulaire de Gellone. Le donjon date probablement du XIe siècle et le château et la seigneurie de Saint-Jean-de-Buèges, vassale de la baronnie de Pégairolles, ne semblent pas
remonter au-delà du XIIe siècle. Remanié et agrandi aux XIVe et XVe siècles, le château fait partie intégrante de la vie de la commune. En 1679, il est vendu aux seigneurs de Cambous. En 1703, le monument est encore utilisé pendant la guerre des Camisards. Après 1749, le château figure comme « ruine » sur les cadastres et sert sans doute de carrière de pierres, visibles sur certaines maisons du village. Au XIXe siècle, certains remparts seront remontés, le château évolue en bergerie. La commune devient propriétaire de ses ruines en 1987. Dès 1990, des travaux de sauvegarde et de restauration sont entrepris, sous la direction de l’architecte en chef des Monuments historiques (reconstruction du donjon, des tours et du corps de logis). Entre 1990 et 1994, cinq chantiers de fouilles sont menés, encadrés par l’association des Compagnons de Tras Castel, en collaboration avec l’association REMPART et sous la responsabilité d’archéologues désignés par le Service Régional d’Archéologie. Ces campagnes ont permis de mieux comprendre l’organisation du château et de compléter les sources écrites. Actuellement, les vestiges retrouvés au cours des fouilles sont exposés dans la tour Est. Pour compléter ces restaurations, un jardin médiéval est créé dans la cour basse du château.

Martine Feipel
et Jean Bechameil

 

Toujours pensées en réaction aux lieux dans lesquels elles s’inscrivent, les installations de Martine Feipel et Jean Bechameil, qui travaillent ensemble depuis 2008, interrogent notre perception de l’espace. Elles ménagent au sein des espaces quadrillés et contrôlés du monde contemporain des ouvertures où se mêlent l’illusion, l’imaginaire, l’instable et l’illogique, à l’instar de leur intervention au pavillon luxembourgeois à la Biennale de Venise en 2011.
La proposition imaginée par les artistes pour Saint-Jean-de-Buèges consiste à surprendre le visiteur par une interrogation qui relie immédiatement le passé à l’avenir : Est-ce que le futur nous appartient ? Réalisées en inox poli miroir, les lettres réfléchissent le ciel et le paysage, creusant une sorte de vide dans le mur médiéval du château de Baulx. À la permanence du paysage s’oppose notre incapacité à nous situer dans le temps. « De sorte qu’on est toujours en état de vivre l’avenir et jamais de vivre maintenant. »* Le patrimoine constitue le socle culturel commun de notre société grâce auquel nous avons appris à penser l’avenir en perspective de notre passé.

*Pascal, lettre à M. et Mme de Doarnez, 1656

Hôtel Flottes de Sébasan
Pézenas

 

Au carrefour des plages du bas Languedoc et de l’arrièrepays de l’Hérault, Pézenas a hérité de son passé d’un richepatrimoine. Ville de foires, ville d’états, elle fut un lieu de séjour de prédilection pour Molière et son Illustre Théâtre. Écrin de demeures de la fin du Moyen Âge et de nombreux hôtels particuliers des XVIIe et XVIIIe siècles, son centre historique a été l’un des premiers secteurs sauvegardés par la loi Malraux en 1965, permettant une restauration qualitative de nombreux édifices. La construction primitive de l’hôtel Flottes de Sébasan, au cours du XVIe siècle, et à partir d’un édifice préexistant, peut être attribuée à Robert de Gleizes qui possède l’immeuble en 1518. Jean de Flottes de Sébasan acquiert la demeure le 1er janvier 1580, par son mariage avec Marie de Gleizes. Différents propriétaires se succèdent jusqu’en 1675, date à laquelle la demeure revient entre les mains de la famille Flottes de Sébasan.
Elle sera divisée en deux parcelles distinctes au milieu du XVIIIe siècle, après les acquisitions successives du notaire Pierre Annequin et du négociant Joseph Mathebiau. C’est sans doute à ce dernier que l’on doit la reconstruction de la façade sur la rue Alfred Sabatier, avec la grande porte d’entrée en arc surbaissé et voussures à refends, les agrafes des baies et les garde-corps en fer forgé d’une incontestable qualité.

Marie-Hélène Richard

 

Imaginée à l’intérieur et à l’extérieur, l’installation de Marie-Hélène Richard sera constituée de centaines de petites roses de plastique, en apesanteur dans l’espace de cet hôtel particulier du XVIIe siècle. Fragiles et légères, cette multitude de points viendra brouiller la perspective de la cour vers le jardin, en traversant la salle. Familière du travail in situ, dans l’espace naturel ou patrimonial, l’artiste a participé récemment à l’exposition collective À l’ombre d’Éros au monastère royal de Brou avec un dispositif similaire.

Palais des Archevêques
Narbonne

 

L’ancien palais des Archevêques, qui se signale par plusieurs tours, donjon Gilles Aycelin (fin XIIIedébut XIVe), tours Saint-Martial et de la Madeleine (XIIIe siècle), comprend le palais Vieux, d’origine romane, et le palais Neuf, de style gothique, remanié aux XVIIe et XVIIIe siècles. Il s’appuie sur la première enceinte de Narbonne, à l’arrière de laquelle s’étend le jardin de l’Archevêché. Depuis le XIXe siècle, il accueille l’hôtel de ville, le musée d’Art et le musée archéologique. Avec la cathédrale Saint-Just et Saint-Pasteur, le palais épiscopal constitue l’ensemble monumental de la ville de Narbonne.

Tjeerd Alkema

 

Sculpteur d’origine hollandaise, Tjeerd Alkema vit en France depuis 1963. Il a enseigné à l’École Nationale Supérieure d’Architecture de Montpellier de 1968 à 1981, puis à l’École des beaux-arts de Nîmes. Formé à l’École des beaux-arts de La Haye, puis à celle de Montpellier, il a orienté progressivement ses recherches vers des créations monumentales en utilisant un procédé que l’on pourrait assimiler, en simplifiant, à celui de l’anamorphose. En imprimant à ces volumes des rotations déformantes, selon de strictes règles de perspective, il multiplie les angles de vue et les possibilités de perception du regardeur. Si l’anamorphose joue sur les illusions de la perception, les perspectives construites par Tjeerd Alkema ont chacune leur nécessité. Il n’y a d’« objet » que comme l’unité virtuelle de cette multiplicité réelle de points de vue. Il rend ainsi le spectateur actif, l’incitant à évoluer autour de l’oeuvre, questionnant sans cesse la forme simple dont elle serait issue.

l’Abbaye de Fontfroide
Narbonne

 

Fondée en 1093 par des moines bénédictins, Fontfroide se rattache en 1145 à l’Ordre de Cîteaux et devient rapidement une des plus puissantes abbayes cisterciennes de la Chrétienté. Elle joue un rôle crucial lors de la croisade contre les Cathares avant de connaître un lent déclin. L’abbaye est classée à partir de 1862 au titre des Monuments historiques. Fontfroide est un ensemble monastique magnifiquement conservé, avec son cloître et sa salle capitulaire du XIIe siècle, une somptueuse église abbatiale et ses vitraux modernes, les bâtiments des frères Convers et les aménagements des XVIIe et XVIIIe siècles. En 1908, Gustave Fayet, artiste, conservateur de musée et collectionneur, rachète l’abbaye et entame un vaste chantier de restauration et de décoration.
Aujourd’hui encore, ses descendants poursuivent avec la même passion l’entretien de l’ensemble monastique. Les jardins ont toujours revêtu une grande importance au sein des abbayes. Les religieux cultivaient ainsi des plantes médicinales, un potager ou encore un verger. De vastes jardins en terrasses ont été implantés à Fontfroide au XVIIe siècle par la famille italienne des Frégose. Entièrement restaurés, ces jardins sont classés aujourd’hui « Jardin remarquable » et ont obtenu le Prix Pictet. À la fin du XXe siècle, une roseraie d’environ 2500 rosiers a pris place sur l’ancien cimetière de Fontfroide.

Marc Couturier

 

La proposition de Marc Couturier est installée dans la salle capitulaire, symétriquement.
Le dispositif miroir réfléchit les éléments de l’architecture gothique de cette petite salle ouverte sur le cloître et la perspective du jardin. La barque nous apparaît comme en suspension dans l’espace, image métaphorique et plus précisément spirituelle du déplacement de l’âme, à la limite du visible et de l’invisible. C’est également par une approche intuitive que le visiteur peut appréhender cette ouvre qui révèle peu à peu le lieu, invitant le visiteur à un rapport plus contemplatif du monde.
Marc Couturier est un des artistes les plus impliqués dans des actions marquées par un symbolisme spirituel. Il est surtout connu pour la réalisation de Croix et Gloire, une commande publique religieuse, à Notre-Dame de Paris. Récemment présenté au Palais de Tokyo (Dessins du troisième jour, 2014), il est actuellement exposé au Château de Chaumontsur-Loire.

Lagrasse une merveille à visiter

Lagrasse une merveille à visiter

L’abbaye de Lagrasse

Lagrasse

 

L’abbaye de Lagrasse, située au sein du massif des Corbières dans la vallée de l’Orbieu, est considérée comme l’un des plus importants établissements bénédictins des pays d’Aude. Ses origines dateraient de la fin du VIIIe siècle. Elle est classée Monument historique depuis 1923.
L’abbaye connaît un essor important entre le IXe s. et la première moitié du XIIe s. Dotée d’un rayonnement spirituel certain, ses possessions s’étendent au-delà des Pyrénées. à partir de la fin du XIIe s., des crises multiples n’empêchent pas plusieurs abbés bâtisseurs de laisser leur marque architecturale, notamment à la fin du XIIIe et du XVe s. La réforme de Saint-Maur au XVIIe s. donne à l’abbaye un nouvel essor intellectuel, concrétisé par la construction de nouveaux bâtiments au XVIIIe s.
En 1792, à la suite de la Révolution, le monastère est divisé en deux lots et mis en vente. Aujourd’hui, une partie publique a été acquise par le Conseil départemental de l’Aude et une autre partie, privée, est occupée par la communauté religieuse des Chanoines Réguliers de la Mère de Dieu.

Une merveille à visiter.

Une merveille à visiter.

Javier Pérez

 

Depuis les années 1990, Javier Pérez a développé une oeuvre imprégnée par un symbolisme puissant et servie par un recours intense à la métaphore. Cette oeuvre révèle des questionnements récurrents de l’artiste sur le temps et la fragilité du corps et se caractérise par une grande diversité des moyens employés, dessin, vidéo, photographie, installation, sculpture. En 2001, il représentait l’Espagne à la Biennale de Venise avec une oeuvre monumentale et sonore, Un pedazo de cielo cristalizado, composée de plus de 15000 pièces de verre suspendues. Il a exposé successivement au Guggenheim de Bilbao (2000), au Carré d’Art de Nîmes (2003), au Palacio de Cristal, au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofía à Madrid (2004), au Musée Réattu (2013), au Centre Pompidou (2015).
Composée de 17 cloches de verre noires, l’installation Lamentaciones (2007-2009), dont les battants en résine représentent des bras, intègre une partition vocale de 30 minutes réalisée par Joan Sanmartí et inspirée par le livre des Lamentations du prophète Jérémie. Disposée symétriquement dans l’immense dortoir de l’abbaye de Lagrasse, chaque cloche est suspendue à la hauteur des oreilles du visiteur, le son des voix est transmis par certaines cloches tandis que d’autres sonnent. L’oeuvre nous immerge dans un espace sonore qui sollicite tous nos sens, à la fois inquiétant et fascinant. On découvre un univers troublant à la beauté grave, énigmatique et qui ne cesse d’envoûter.

Le Prieuré de Serrabonne, une merveille qui se mérite.

Le Prieuré de Serrabonne, une merveille qui se mérite.

Prieuré de Serrabona
Boule d’Amont

 

Le prieuré de Serrabona, fondé au début du XIe siècle, est situé à une trentaine de kilomètres de Perpignan, dans le massif des Aspres, sur les contreforts orientaux du massif du Canigou. Il est surtout connu pour sa magnifique tribune en marbre rose, datée du XIIe siècle, considérée à juste titre comme l’une des plus belles réalisations des artistes romans roussillonnais. L’église actuelle est formée par la nef de l’église antérieure (1069), à laquelle furent adjoints un collatéral, un transept, une galerie de cloître et les absides lors des travaux d’agrandissement du XIIe siècle. C’est cet édifice, consacré en 1151, que l’on peut voir aujourd’hui. Cependant, toute la partie occidentale, effondrée au début du XIXe siècle, a été refaite dans les années 1950-1960. Au chevet, les deux absidioles du transept ne sont pas visibles car intégrées à la masse de l’édifice ; en revanche, l’abside centrale est bien visible. Il reste peu de choses de la décoration intérieure en dehors de la tribune, si ce n’est des traces de fresque sur le mur sud de la nef. Le cloître est accolé au côté sud de l’église et ses arcades ouvrent sur le ravin à proximité
du prieuré. Ses arcades sont ornées de grandes colonnes et de beaux chapiteaux en marbre. La manifestation IN SITU Patrimoineet art contemporain 2016 est accueillie au prieuré grâce au soutien du Conseil général des Pyrénées-Orientales, propriétaire du site.

Le prieuré de serrabonne.

Le prieuré de serrabonne.

DANIEL DEZEUZE

 

Membre fondateur du groupe Supports/Surfaces en 1969, Daniel Dezeuze inscrit son travail dans la continuité d’une réflexion portant sur la remise en cause de la cimaise et de son espace « idéaliste ». Optant pour l’utilisation de techniques multiples et diverses, Daniel Dezeuze s’inscrit dans une relecture de l’art américain sans nier une réelle jubilation pour l’utilisation de matériaux considérés comme pauvres. La conceptualisation générale de son oeuvre se sert des supports les plus variés comme champ d’expériences. On peut parler à son sujet d’un travail en perpétuel mouvement, où la pertinence le dispute à la sagacité. Les oeuvres présentées participent du travail exploratoire concernant la structure grillagée. Posées au sol, à plusieurs comme un ensemble, elles proposent une occupation volumétrique spécifique fonctionnant sur la notion de découpe et de vide. La référence architecturale induite par leur appellation nous conduit à les percevoir comme le redoublement de la structure même de l’église.

Marcevol.

Marcevol.

Prieuré de Marcevol
Arboussols

 

Le prieuré de Marcevol est un prieuré roman dédié à Sainte-Marie. Il fait face au massif du Canigou. En 1129, l’église Sainte-Marie de Marcevol est donnée à l’ordre des chanoines du Saint-Sépulcre de Jérusalem par l’évêque d’Elne. Le prieuré fut la seule dépendance de cet ordre en Roussillon.
Il fut alors reconstruit, comme l’atteste un testament en date de 1142 qui mentionne les travaux alors en cours sur l’édifice. Le séisme de 1428, qui fit de nombreux dégâts en Catalogne, endommagea une grande partie des bâtiments monastiques. Des réparations furent réalisées à la fin du XVe siècle (1496), avec la reconstruction de la voûte de la nef et du collatéral nord. Vendu comme Bien national à la Révolution, il est converti en exploitation agricole. L’édifice, classé au titre des Monuments historiques par la liste de 1840, est restauré à partir des années 1970. Il s’organise aujourd’hui en trois vaisseaux : le collatéral sud et la nef centrale d’une part, le collatéral nord d’autre part. La façade occidentale est remarquable par sa sobriété et sa «muralité». Elle est dominée par un clocher-mur asymétrique comprenant quatre baies. La partie supérieure gauche de la façade est partiellement effondrée. On peut observer des peintures romanes sur le portail. L’association créée en 1971 pour sa sauvegarde est devenue en 2001 une fondation reconnue d’utilité publique, pour mieux assurer son avenir et sa protection. Elle continue à mener des recherches sur l’étude du bâtiment et sa préservation architecturale, tout en assurant une programmation de concerts et d’expositions durant l’été.

Marcevol n'est pas loin.

Marcevol n'est pas loin.

Vladimir Skoda

 

Vladimir Skoda est né en 1942 à Prague. Formé au métier de tourneur-fraiseur, il étudie plus tard le dessin et la peinture. En 1968, il vient en France ; il délaisse la peinture et commence la sculpture. Il étudie à l´École des Arts Décoratifs de Grenoble et plus tard dans l´atelier César à l´École nationale supérieure des beaux-arts à Paris. Dès 1975, il amorce ses premiers travaux à la forge qui se concrétisent à la fin des années 1970 par la réalisation de sculptures monumentales. Après une exposition personnelle au Musée d´Art Moderne de la Ville de Paris en 1987 intitulée De l´intérieur, et suite à une longue pratique de la forge, une sphère parfaite apparaît dans son travail en 1988. En 1991, une sphère à la surface réfléchissante voit le jour.
En 1994, Vladimir Skoda s´inspire du mouvement du pendule de Foucault. La dynamique et la technique pendulaires sont le mieux représentées dans l´installation Kora des années 1995-1996 où l’on rencontre pour la première fois dans son travail l´utilisation du miroir concave poli, créé en polissant l´intérieur de la sphère. Plus tard, Vladimir Skoda s´inspire aussi du mouvement vibrant et tournant d’un miroir, ce qui donne outre l’image déformée de l´environnement, la vision de l´infini dans le mouvement. Cette série de miroirs vibrants et tournants, Miroirs du temps, créés depuis 1999, est présentée en 2006 dans l´exposition Spechio del tempo à Spoleto en Italie, puis en 2007 à l´exposition La quatrième dimension à la Galerie nationale de Prague.
Dans les absides du prieuré de Marcevol, l’installation de Vladimir Skoda, sous la forme de trois disques d’acier poli concave suspendus, tournant sur eux-mêmes d’un mouvement lent et synchronisé, réfléchira l’espace intérieur du prieuré. Devenu virtuel, il devient l’objet de métamorphoses incessantes dont l’architecture et les mouvements du spectateur sont à la fois la cause et l’un des effets-reflets.

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Chris 15/05/2016 16:12

De belles visites en perspective.
Bon week-end

écureuil bleu 15/05/2016 14:44

J'aurais beaucoup d'endroits à visiter quand mon fils va revenir s'installer dans le Roussillon...

covix 15/05/2016 14:16

Bonjour,
Une bonne idée de visites dans la région, et du temps pour les faire.
Bonne journée
@mitié

Livia 14/05/2016 21:45

J'aurai beaucoup aimé venir à ces manifestations, c'est dommage que je me trouve aussi loin.

Jean-Marc 14/05/2016 18:27

Je connais quelques lieux aussi,surtout Marcevol. Merci pour cet article

missfujii. 14/05/2016 14:03

De superbes lieux, j'en connais quelques un

l'angevine 14/05/2016 12:04

oh intéressant

wolfe 14/05/2016 10:29

Bonjour
Je suis de retour
Un peu trop loin pour moi, mais cela doit être sympa d'y assister!
Bisous

Sirius 14/05/2016 09:23

Puisque tu mentionnes Marcevol, je préfère de très loin sa magnifique porte ancienne aux expo qui s'y tiennent! Lors de ma dernière visite, j'avais remarqué ce qui me semblait de vieux matelas de mousse abandonnés par des squatteurs; mal m'en avait pris, car il s'agissait là d'Art Contemporain...

ZAZA 14/05/2016 09:03

Un article très riche Christian. Bises et bon samedi. ZAZA

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