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Autour de

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Je vous propose de voir mes photos dans des reportages photos. Nature, Promenades, Fêtes, Expositions ....


"Après la fin" exposition de Francesca Piqueras du 16 mars - 6 mai à la Galerie de l’Europe à Paris

Publié par Lemenuisiart sur 6 Avril 2017, 08:43am

Catégories : #manifestations, #presse, #exposition, #photo, #Paris, #Francesca, #Piqueras, #bateau

Chasseuse d'épaves, la photographe Francesca Piqueras parcourt le monde à la recherche de cargos échoués, de tankers démantelés, de plateformes pétrolières désossées ou de vestiges marins de la Seconde Guerre Mondiale abandonnés à la rouille. Ses clichés sont autant de paraboles d’une civilisation industrielle contre laquelle, de réchauffement climatique en montée des eaux, les éléments se retournent inexorablement.

"Après la fin"
Francesca Piqueras
16 mars - 6 mai
Galerie de l’Europe

« La photographie est pour moi un support pour raconter une histoire, conduire une réflexion au-delà de ce que l'oeil perçoit instantanément. » Francesca Piqueras

"Après la fin" exposition de Francesca Piqueras du 16 mars - 6 mai à la Galerie de l’Europe à Paris

Francesca Piqueras poursuit depuis sept ans un projet photographique sur les architectures marines en déshérence : infrastructures militaires abandonnées au large des côtes françaises et anglaises, cargos démantelés au Bengladesh, plateformes pétrolières...
Elle présente, Galerie de l’Europe, du 16 mars au 6 mai, une nouvelle série intitulée “Après la fin”, réalisée au Cap Vert et dans la partie argentine de la Terre de feu. De part et d’autre de l’Atlantique sud, la photographe a saisi l’agonie de navires prisonniers des sables, que les flots et la rouille réduisent lentement en miettes.

Ces images bouleversantes fascinent par leur esthétique sans faille et leur force métaphorique. En nous révélant la puissance d’une nature qui digère nos épaves en les magnifiant, en les travaillant comme de vivantes sculptures, Francesca Piqueras nous interroge sur la fragilité des oeuvres humaines et les vanités de l’ère industrielle.
Comme l’indique son titre - “Après la fin” - cette série invite à tourner la page. Celle d’une civilisation ivre de la puissance de ses machines et contre laquelle, de réchauffement climatique en montée des eaux, les éléments se retournent inexorablement. Ce que nous disent ces navires en déréliction, pris comme dans une mâchoire entre l’immensité de l’océan et l’infini du ciel, c’est que la prétention de soumettre la nature à nos désirs est folie suicidaire. Transfigurés par Francesca Piqueras en vivants totems, ils nous placent devant nos responsabilités et nos choix.
Dès lors “Après la fin” s’ouvre un chemin possible : celui d’une conscience en éveil et d’une relation apaisée avec notre planète.

"Après la fin" exposition de Francesca Piqueras du 16 mars - 6 mai à la Galerie de l’Europe à Paris

« Enfant, j’ai habité à Poissy dans une maison en fer construite en pleine campagne par un admirateur de Gustave Eiffel », confie Francesca Piqueras, qui se retrouvait souvent seule, dans cet étrange vaisseau métallique posé au milieu de nulle part et symbole d’une confiance infinie dans le génie industriel de l’homme.

"Après la fin" exposition de Francesca Piqueras du 16 mars - 6 mai à la Galerie de l’Europe à Paris

A p r è s  l a  f i n

Lode et rouille. Un chaos de structures métalliques recrachées sur le rivage, caillots brunis expulsés par une humanité fébrile, violentés par la mer et le temps, exilés au large des vivants. Entrelacs de fer érodé, amas froissés par les tempêtes, géants déchus vaincus par l'oubli, leurs carcasses maculent de rouille le sable, la roche, grincent dans le silence et le vent. L'oeil tangue, bascule et retrouve son équilibre pour mieux plonger dans la limite incertaine de l'océan et du rivage, accroche l'ébauche d'une forme ravagée, spectrale, et s'y ancre jusqu'à la prochaine déferlante. Francesca Piqueras garde la lame à l'oeil, sans vague à l'âme. Témoin inspiré d’une dérive de l’humanité, ses épaves s'imposent comme une parabole des forces en mouvement : l'inventivité de l'homme contre la destruction inéluctable.
par Joël Halioua (JH Editorial)

"Après la fin" exposition de Francesca Piqueras du 16 mars - 6 mai à la Galerie de l’Europe à Paris

« Témoin inspiré d’une dérive de l’humanité, ses épaves s'imposent comme une parabole des forces en mouvement : l'inventivité de l'homme contre la destruction inéluctable. »

"Après la fin" exposition de Francesca Piqueras du 16 mars - 6 mai à la Galerie de l’Europe à Paris

Du Cap-Vert à l’Argentine, son regard sans concession fouaille les ombres, sonde les coques défoncées, les bastingages branlants, les superstructures anéanties et fait percer la splendeur des monstres livrés au ressac. Entre deux vagues, entre deux océans, ces sculptures abandonnées à ciel ouvert forgent pour notre mémoire collective une scène où se joue rien moins que le destin de l'homme. Immanence de la matière contre persistance de l'esprit, lutte perpétuelle contre le temps, contre le chaos : une trame universelle où chaque photographie sublime ces fantômes décomposés pour mieux nous interroger sur notre devenir. Francesca Piqueras appartient à une nouvelle émergence d’artistes photographes, liés par l’urgence de donner un sens au chaos, et de suggérer les conséquences que notre inaction impliquerait. Chaque structure désarticulée orchestre, derrière l'ombre d’une mort promise, les prémisses d'une autre vie, d’un autre possible. D'un côté l'abandon, le renoncement, l'oubli de notre condition humaine dans une apocalypse post-industrielle, jonchée de squelettes rouillés. Ou bien l'espoir d'une humanité réconciliée avec sa conscience, libre d’assumer sa destinée. Sa vision aigüe d’une société sans ancrage, dont les repères s’égrènent au gré des échouages, est avant tout porteuse de sens, et d’espérance. Ces paysages déchirés, blessés par un mal-être qui ronge plus que la rouille, plus que le temps lui-même, préfigurent la fin.
Mais ce serait oublier trop vite que rien n'est définitif. Pas même la fin.

"Après la fin" exposition de Francesca Piqueras du 16 mars - 6 mai à la Galerie de l’Europe à Paris

« L’urgence de donner un sens au chaos. »

"Après la fin" exposition de Francesca Piqueras du 16 mars - 6 mai à la Galerie de l’Europe à Paris

B i o g r a p h i e

Francesca Piqueras grandit dans une famille d’artistes au sein de laquelle elle aiguise, dès le plus jeune âge, son regard. Agée d’à peine plus de dix ans elle se prend de passion pour l’appareil photo qu’elle reçoit en cadeau. Plus tard elle étudie l'histoire de l'art, le cinéma, exerce la profession de monteuse, mais sans jamais abandonner ses chers appareils.
Il faut cependant attendre 2007 avant qu’elle franchisse le pas et expose pour la première fois ses clichés. Il s’agit tout d’abord de séries en noir et blanc centrées sur un univers urbain dont elle n’hésite pas à magnifier les traces d’urine.
Puis, marquée par “Deserto Rosso”, de Michelangelo Antonioni, son intérêt se porte sur d’autres traces, celles de la civilisation industrielle. Elle passe à la couleur en 2010 avec la série "L'Architecture de l'Absence", prise sur les chantiers de démantè lement de bateaux du Bangladesh, puis, en 2011, avec "L'Architecture du Silence", photos de cargos échoués sur les plages de Mauritanie . Elle poursuit ce projet artistique entre mer, ciel, métal et rouille en s’intéressant aux plateformes pétrolières en Mer du Nord puis au Pérou ("L’architecture intérieure" 2012, "Panic Point" 2015 ), ainsi qu ’aux vestiges de la Seconde Guerre mondiale au large des côtes anglaises et françaises ("Fort" 2013, "Phoenix" 2016).

"Après la fin" exposition de Francesca Piqueras du 16 mars - 6 mai à la Galerie de l’Europe à Paris

Les photographies exposées Galerie de l’Europe sont proposées au format 80 x 120 cm et 100 x 150 cm, suivant les clichés. Tirages lambda contrecollés sur aluminium limités à 8 exemplaires. Un catalogue est publié à l’occasion de l’exposition.


Galerie de l’Europe

55 rue de Seine -Paris 6e Tél. : 01 55 42 94 23

Du mardi au samedi : 11h-13h & 14h-19h.

"Après la fin" exposition de Francesca Piqueras du 16 mars - 6 mai à la Galerie de l’Europe à Paris

Commenter cet article

Thaddée 09/04/2017 13:36

Ces carcasses de ferraille sont incroyables. Bon dimanche Christian.

lemenuisiart 12/06/2017 20:02

Un vestige du passé

covix 07/04/2017 22:36

Une belle expo, c'est toujours impressionnant ces épaves, j'ai eu deux occasions d'en voir, une en 1975 près du litoral Tunisien et l'autre en 2005 à St Domingue, pareil une épave non loin de la plage.
Merci de cette info.
Bonne fin de semaine
@mitié

lemenuisiart 12/06/2017 20:31

C'est bien mais sans doute plus impressionnant en vrai

dom 07/04/2017 06:47

Merci pour cette belle découverte !
Bonne fin de semaine estivale ... mais moi, je fais du rangement et du ménage !
Et des bisoux tout propres.

lemenuisiart 12/06/2017 20:34

C'est du classique quand tout va bien

moqueplet 07/04/2017 06:43

des photos très curieuses, je ne sais qu'en penser....douce journée à toi

lemenuisiart 12/06/2017 20:46

C'est notre histoire aussi

Chinou 06/04/2017 22:17

J'aime pas trop la mer ....ni les naufrages mais je reconnais que ces photos nous prennent aux "tripes" par leur authenticité. Belle mise à l'honneur pour découvrir cette artiste. .

lemenuisiart 12/06/2017 20:49

Cela ferai aussi de beau dessin

Yvon 06/04/2017 22:11

superbes photos de ces bateaux en fin de vie après avoir beaucoup donné

lemenuisiart 12/06/2017 20:54

Mais oui

missfujii. 06/04/2017 18:02

Une grande photographe, merci pour ce partage

lemenuisiart 12/06/2017 21:15

Merci beaucoup

Jean-Marc 06/04/2017 16:55

J'ai beaucoup apprécie cet article

lemenuisiart 12/06/2017 21:25

C'est très bien

Nell 06/04/2017 14:11

Un excellent article avec de sublimes photos. Un vrai régal, Christian. Belle journée à toi

lemenuisiart 13/06/2017 19:57

Merci beaucoup

ZAZA 06/04/2017 11:50

Impressionnantes ces photos Christian ! Bises et bon jeudi

lemenuisiart 13/06/2017 20:37

C'est sur

Martine 85 06/04/2017 11:35

Jolies photos d'épaves, ambiance un peu triste. Bravo à la photographe.

lemenuisiart 13/06/2017 20:37

C'est de l'histoire ancienne qui reste

Livia 06/04/2017 11:32

Belles photos, mais j'aurai préféré des bateaux voguant en bon état...

lemenuisiart 13/06/2017 20:38

Et moi aussi finalement

manou 06/04/2017 11:22

De belles photos de cet artiste. Dommage que cette expo soit encore réservée aux parisiens :)

lemenuisiart 13/06/2017 20:46

C'est souvent le cas

Océanique 06/04/2017 10:54

Belles photos de cette exposition qui me plairait ...
En Bretagne beaucoup de cimetières marins
Merci Christian de ce beau partage
Bises amicales

lemenuisiart 13/06/2017 20:46

C'est sur !

Sirius 06/04/2017 10:47

Quand je n'aime pas, je le dis, mais là je crois que cette expo me plairait...

lemenuisiart 13/06/2017 20:46

Très bien

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