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Je vous propose de voir mes photos dans des reportages photos. Nature, Promenades, Fêtes, Expositions ....


L’Expressionnisme allemand au Palais Lumière, Évian du 29 juin au 29 septembre 2019

Publié par Lemenuisiart sur 15 Juin 2019, 06:04am

Catégories : #exposition, #expressionnisme, #allemand, #peinture, #Aargauer Kunsthaus, #Evian, #presse, #C'est grâce à vous

Emil Nolde Jardin des fleurs, femme en robe blanche en face, 1908 Huile sur toile, 63 x 78,5 cm Osthaus Museum Hagen (Allemagne) © Nolde Stiftung Seebüll © Photo : Achim Kukulies, Düsseldorf

Emil Nolde Jardin des fleurs, femme en robe blanche en face, 1908 Huile sur toile, 63 x 78,5 cm Osthaus Museum Hagen (Allemagne) © Nolde Stiftung Seebüll © Photo : Achim Kukulies, Düsseldorf

L’Expressionnisme allemand
Chefs-d’oeuvre de l’Aargauer Kunsthaus
et du Osthaus Museum Hagen
Palais Lumière, Évian
29 juin - 29 septembre 2019

Ernst Ludwig Kirchner Erna avec parapluie japonais, 1913 Huile sur toile, 80 x 70,5 cm Musée Aargauer Kunsthaus Aarau / legs Dr. Othmar et Valerie Häuptli © Photo : Jörg Müller
PARCOURS DE L’EXPOSITION

Le Palais Lumière consacre une exposition dédiée à l’Expressionnisme allemand, en proposant une sélection exceptionnelle d’oeuvres provenant de l’Aargauer Kunsthaus en Suisse et de l’Osthaus Museum Hagen en Allemagne, exposées ensemble pour la première fois. La collection de l’Argauer Kunsthaus, fondée en 1859, est considérée comme l’une des plus complètes collections publiques d’art suisse. En 1983, une donation du couple de collectionneurs, M. et Mme Häuptli, qui avaient décidé, dès les années 1960, de léguer leur collection privée au musée d’Aarau, a augmenté le fond du musée avec environ cent oeuvres de l’Expressionnisme allemand. Le fond actuel de l’Osthaus Museum Hagen doit son origine à l’un des plus importants collectionneurs d’art et mécènes du 20ème siècle : Karl Ernst Osthaus. A la mort de celuici, en 1921, sa collection comprenait de nombreuses oeuvres d’expressionnistes allemands. Certaines parties de son ancienne collection sont toujours présentes, comme par exemple les oeuvres de Christian Rohlfs qui avait vécu et travaillé à Hagen pendant plusieurs années.
L’EXPRESSIONNISME - UNE RÉBELLION ARTISTIQUE (Salle 3)
Au cours du processus d’industrialisation du 19ème siècle, les villes d’Europe ont rapidement gagné en taille. La mobilité sociale s’est accrue et le développement technologique a accéléré les rythmes de vie. Les tensions présentes entre les différentes classes sociales, y compris au sein même de ces classes, ont provoqué plusieurs mouvements de réforme transnationaux. Affranchi des traditions académiques, l’art est devenu, à l’aube de la Grande Guerre, une expression radicale du Zeitgeist (esprit du temps). L’Impressionnisme, qui s’intéressait essentiellement à la perception visuelle, était de fait, incapable de satisfaire pleinement des esprits plus novateurs et tourmentés. Des peintres comme James Ensor, Paul Gauguin et Edvard Munch avaient déjà saisi sur la toile leurs expériences subjectives du monde. Les couleurs devenaient des cartouches de dynamite, elles devaient décharger de la lumière, écrivit André Derain à propos de l’intervention scandaleuse des peintres fauves au Salon d’automne de Paris en 1905. Avec la fondation à Dresde du groupe Die Brücke (Le Pont) au début de l’été 1905, l’Allemagne avait elle aussi pris le chemin du changement. Le style nouveau et émotionnel visait non seulement à provoquer le goût bourgeois, mais aussi à bousculer la conception du beau.
DIE BRÜCKE (LE PONT) - LES AMITIÉS DES ARTISTES (Salle 3)
Le 7 juin 1905 à Dresde, quatre étudiants en architecture, Ernst Ludwig Kirchner, Karl Schmidt- Rottluff, Fritz Bleyl et Erich Heckel, fondèrent le groupe artistique Die Brücke (Le Pont). Ce qui avait assuré la cohésion du groupe à ses débuts était le désir de s’émanciper des vieilles forces, confortablement établies. Ce que nous devions laisser derrière nous était clair ; par contre, ce vers où nous nous dirigions l’était beaucoup moins, se rappelait plus tard Heckel. L’une des impulsions artistiques les plus décisives fut l’exposition des oeuvres de Vincent Van Gogh à la Galerie Arnold à Dresde en novembre 1905. Tout un chacun nous appartient dès lors qu’il dépeint l’impulsion créative directement, sans l’altérer, déclarait laconiquement le manifeste du groupe Die Brücke (Le Pont) en 1906, l’année où Max Pechstein le rejoignit. Après leur déménagement à Berlin, les artistes exploitèrent de nouveaux thèmes picturaux et intensifièrent leurs contacts avec la scène artistique. Dans le même temps, ce déplacement vers la capitale signifia le commencement de la fin du groupe, car les artistes s’éloignèrent rapidement les uns des autres. La rupture finale eut lieu en 1913, lorsque Kirchner se présenta comme le vrai génie du groupe et surestima son rôle dans la Chronik der Brücke (Chronique du Pont). En mai 1913, le groupe Die Brücke (Le Pont) fut formellement dissout.
DER BLAUE REITER (LE CAVALIER BLEU) - NOUVELLE SPIRITUALITÉ, NOUVELLES MANIÈRES DE VOIR (Salle 3)
Le cercle formé autour de la Neue Künstlervereinigung München (Nouvelle association des artistes munichois) et l’équipe éditoriale de l’almanach de Munich, Der Blaue Reiter (Le Cavalier bleu), entamèrent la recherche d’une nouvelle introspection. La peinture, qui ne devait plus se limiter à la représentation et la théorisation de nouveaux principes, fut formalisée afin de reconsidérer « l’art primitif ». Le peintre russe Alexej von Jawlensky puisait son inspiration d’un côté dans les icônes traditionnelles et d’autre part dans la simplicité de la peinture sous verre pratiquée en Bavière. Le portrait était également pour lui un sujet permanent de recherche artistique. Tout comme Gabriele Münter et son partenaire Wassily Kandinsky, Jawlensky reconnaissait l’importance des contours bien nets comme moyen de consolider la valeur de la composition et d’illuminer les champs de couleurs. Le mysticisme s’est réveillé dans leurs âmes et, avec lui, les éléments les plus archaïques de l’art, écrivait Franz Marc à l’automne 1912. Pour Marc, ainsi que pour d’autres artistes du milieu des éditeurs de l’almanach Der Blaue Reiter (Le Cavalier bleu), la composition chromatique allait devenir la manifestation d’une nouvelle spiritualité.
PAYSAGE - LA TERRE ET LA MER (Salle 1)
La peinture expressionniste eut comme point de mire, dès le début, la vision sauvage de l’héritage romantique ainsi que la contrainte imposée par l’homme à la nature. Les émotions humaines se reflétait dans la dynamique des spectacles de la nature. Emil Nolde, capturait sur ses toiles le ciel du Nord. Dans ses aquarelles tardives, le tumulte des couleurs sanglantes constituait simultanément un défi et une joie créative. Erich Heckel réalisait ses paysages les plus tourmentés alors qu’il travaillait comme ambulancier pendant la Grande Guerre.
PARADIS - L’EUPHORIE DES GRANDS ESPACES (Salle 1)
Les excursions estivales des peintres aux lacs Moritzburg près de Dresde, où Ernst Ludwig Kirchner, Max Pechstein et Erick Heckel se rendaient en compagnie de jeunes filles qui posaient comme modèles, sont presque légendaires. Nous vivions dans une harmonie parfaite, travaillions et nous baignions. Quand nous avions besoin d’un modèle masculin de contrepoint, l’un de nous trois comblait la brèche, se souvenait Pechstein. Otto Mueller s’adonnait avec le plus de zèle à la réalisation de nus en plein air. Il stylisait des silhouettes jeunes et sveltes, en les présentant comme les résidentes naturelles, presque animalières, d’une idylle en expansion. L’atelier de Kirchner était comme une retraite exotique constituée de sculptures africaines. D’autres membres du groupe peignaient des visages sous forme de masques tourmentés, sur le modèle de l’art des « populations indigènes ». Max Pechstein et Emil Nolde entreprirent de longs voyages dans les mers du Sud.

Baigneurs, vers 1920 Peinture à la colle sur jute, 100 x 80 cm Aargauer Kunsthaus Aarau / legs Dr. Othmar et Valerie Häuptli © Photo : Aargauer Kunsthaus Aarau

METROPOLIS – UNE FASCINATION MORBIDE (Salle 5)
C’est terriblement vulgaire ici se plaignait Ernst Ludwig Kirchner au mois de février 1912 après son déménagement à Berlin après son déménagement à Berlin. Comme aucun autre artiste, il était devenu chroniqueur d’activités urbaines en pleine expansion. Parmi ses sujets préférés : l’amour tarifé, les rencontres décontractées à huis clos et l’architecture urbaine. Les personnages de Max Beckmann, transformaient la ville en une représentation de la solitude. La vie mondaine y était présentée comme un théâtre de rencontres énigmatiques et singulières, saupoudrées de léthargie.
PORTRAIT - LE VISAGE DU GROUPE « DIE BRÜCKE » (Salle 6)
Les peintres expressionnistes ont privilégié l’essence de la nature intérieure de l’être humain et contribué à transformer radicalement le genre traditionnel du portrait. Les écrits théoriques et les poèmes célébraient un néologisme inhabituel : « Gesichte » (vision ou intuition intérieure). Le mot « Gesichte » ne se référait pas à la physionomie du visage mais au travail de l’esprit vu par les yeux. Les portraits de Max Pechstein devenaient plus schématisés. Erich Heckel obtenait un raffinement exceptionnel et un lyrisme expressif dans
ses xylographies. Les portraits d’Emil Nolde représentait le démoniaque et symbolisaient la profondeur de l’âme de l’artiste.
LES COULEURS DE CHRISTIAN ROHLFS (Salle 4)
Peintre allemand souvent négligé, Christian Rohlfs découvrit les xylographies tard dans sa carrière. À l’âge de 60 ans, il commença à créer une série d’ouvrages sur des sujets d’inspiration chrétienne. Il développa dans ses peintures une fascination pour la couleur. Ses oeuvres témoignent d’un grand potentiel technique : maculages et surcouches qui transforment les images de la flore aux couleurs vives en oeuvres d’un caractère presque visionnaire.
LYONEL FEININGER (Salle 4)
L’artiste germano-américain Lyonel Feininger se lia d’amitié avec certains membres du groupe Die Brücke et ne tarda pas à prendre contact avec les éditeurs du Der Blaue Reiter. Son travail marqué par son intérêt pour l’architecture, tendit vers nouvelle géométrie faite de contrastes sombres et lumineux où toute figure humaine avait disparu. En inaugurant la Staatliches Bauhaus à Weimar en 1919, Walter Gropius nomma Feininger comme premier «maître» du Bauhaus.

Karl Schmidt- Rottluff Paysage avec arbre, 1913 Huile sur toile, 91 x 77 cm Aargauer Kunsthaus Aarau / legs Dr. Othmar et Valerie Häuptli © VG Bild-Kunst, Bonn 2019 © Photo : Jörg Müller

 

INFORMATIONS CATALOGUE

Ce catalogue est publié à l’occasion de l’exposition L’Expressionnisme Allemand – Chefs-d’oeuvre de l’Aargauer Kunsthaus et du Osthaus Museum Hagen présentée au Palais Lumière de la ville d’Évian, du 29 juin au 29 septembre 2019.
L’exposition L’Expressionnisme allemand, chefs-d’oeuvre de l’Aargauer Kunsthaus et du Osthaus Museum Hagen réunit pour la première fois deux collections regroupant chacune des oeuvres d’une grande valeur issues de toutes les phases de l’oeuvre expressionniste en Allemagne de 1905 à 1937.
Editions Otto Letze, Tayfun Belgin.
216 pages en couleur, 143 illustrations, relié, 24,5 x 30 cm, 35 €

Alexej von Jawlenski Tête de jeune fille avec turban rouge et agrafe jaune (Princesse barbare), vers 1912 Huile sur fibre dure, 55 x 51 cm Osthaus Museum Hagen (Allemagne) © Photo : Achim Kukulies, Düsseldorf

 

AVANT-PROPOS CATALOGUE

Par William Saadé, conservateur émérite du Patrimoine, conseiller scientifique du Palais Lumière d’Evian-les-Bains
«L’Artiste voit ce qui sera» Au début du 20ème siècle la société allemande était en pleine transformation économique et sociale. Les villes tentaculaires généraient une misère effroyable et l’explosion des inégalités. Les conséquences de la guerre franco-prussienne, la nouvelle flambée des nationalismes et l’exacerbation des conflits coloniaux et balkaniques conduiront, à partir de 1906, à des tensions extrêmes qui aboutiront au premier conflit mondial. Face à ces bouleversements et à la montée des périls, des écrivains, des musiciens et des peintres vont exprimer ce mal-être sous des formes artistiques qui modifieront radicalement le regard porté sur la société et qui participeront activement à l’émergence de l’art moderne. Ces créateurs chercheront à traduire le vécu d’une génération de jeunes gens nés vers 1890, leur révolte à l’égard des valeurs établies mais également la quête de l’ « Homme nouveau ». Guy Vogelweith, dans un texte paru en 1975, «Naissance d’un Expressionnisme»1, a exprimé avec justesse l’esprit de ce mouvement émergent ... Il s’agit de ‹recréer› l’objet dans sa totalité, au lieu de se limiter aux aperçus fragmentaires que l’oeil avait découpés de manière si arbitraire. Notre vision mal éduquée, nous fait parler de peinture ‹abstraite›. Pourtant rien n’est aussi concret. La vision retrouvée est autrement plus complète que celle offerte au premier regard. Elle est née non pas d’un travail d’abstraction mais d’une tentative de retrouvaille avec le réel pour restituer une intégrité que l’oeil avait mutilée. Le peintre et théoricien Paul Klee, dans un ouvrage majeur de 1924 «Théorie de l’art moderne»2 précise ... Pour parler de l’Expressionnisme, il faut d’abord remonter à l’Impressionnisme... pour l’Impressionnisme c’est l’instant récepteur de l’impression de nature, pour l’Expressionnisme, c’est celui dont il n’est plus possible de démontrer l’homogénéité... et pour lequel l’impression reçue est rendue. Dans l’Expressionnisme, il peut s’écouler des années entre réception et restitution productrice des fragments d’impressions dans une combinaison nouvelle...
L’origine du mouvement expressionniste commença à Dresde en 1905 où fut créé Die Brücke (Le Pont) avec pour but, selon Karl Schmidt-Rottluf, ...d’attirer à (lui) tous les facteurs de révolution et de fermentation ». Quant à Ernst Ludwig Kirchner, il précisa que ce mouvement devait réunir tous ceux qui restituaient de manière directe et authentique l’impulsion qui les contraignait à créer. Les membres, Erich Heckel, Karl Schmidt-Rottluf, Ernst Ludwig Kirchner et Fritz Bleyl formaient un groupe d’amis très solidaire. De par leur formation et leur parcours artistique ils partageaient nombre de valeurs communes. Autodidactes, mais formés à l’école d’Architecture et non pas à l’école des Beaux-Arts, vivant en communauté sans entraves, travaillant dans des ateliers improvisés, ils restaient très éloignés de la tradition académique. Leur désir de nouvelles formes picturales qui s’affirmait par la flamboyance des couleurs et le sens de la démesure se retrouvent chez Karl Schmidt-Rottluf par sa puissance monumentale, chez Erich Heckel par son lyrisme et chez Ernst Ludwig Kirchner par sa sensibilité excentrique3. Die Brücke (Le Pont) fut un mouvement de protestation politique et social mais il fut avant tout un mouvement artistique majeur qui connut son apogée entre 1911 et 1914 et qui resta l’esthétique dominante jusqu’au début des années 20, malgré sa dissolution en 1913. L’imminence d’une apocalypse sous-jacente dans les textes de leurs écrivains favoris, Strindberg, Dostoïe- vski, Nietzsche et leur conception tragique de la vie en faisaient également les héritiers et succes- seurs de Dürer, Cranach, Grünewald et surtout de Munch. Leur fascination pour les mondes primitifs amena ainsi Emil Nolde et Max Pechstein dans les mers du sud. Ils furent esthétiquement influencés
par Van Gogh, Gauguin, Matisse et par les Fauves en général. Leur approche picturale, loin du lyrisme de la couleur et des formes, s’attachait à des questions métaphysiques liées à l’inquiétude et au désarroi4.

1 Guy Vogelweith, «Naissance d’un Expressionnisme», OBLIQUES, Expressionnisme allemand, 1975, 6-7, p. 15-23.
2 Paul Klee, «Théorie de l’art moderne», édition et trad. de l’allemand par / edited and translated from the German by Pierre-Henri Gonthier, coll Folio essais
(n° / no. 322), Gallimard, 1998.
3 Cat. exp. / exh. cat. MNAM, Paris, 15.01.– 06.03. 1966, «Le Fauvisme français et les débuts de l’Expressionnisme allemand»
4 Horst Jähner, «Die Brücke: naissance et affirmation de l’Expressionnisme», Cercle d’art, 1992, Paris.

Erich Heckel Portrait d’un homme, 1919 Gravure sur bois, 61,3 x 44 cm Aargauer Kunsthaus Aarau / legs Dr. Othmar et Valerie Häuptli © Nachlass Erich Heckel, Hemmenhofen © Photo : Jörg Müller

 

Les artistes du Brücke (Pont) quittèrent Dresde pour Berlin, élargissant ainsi considérablement leurs possibilités d’échanges intellectuels et artistiques tout en permettant également une collaboration avec deux revues, Der Sturm (La Tempête) d’Herwarth Walden et Die Aktion (L’Action) de Franz Pfemfert. Cette dernière revue, politiquement plus progressiste, conduira rapidement à une scission avec Die Brücke (Le Pont)1. A partir de 1912, dans l’Almanach Der Blaue Reiter (L’Almanach du cavalier bleu), Wassily Kandinski,
Franz Marc et August Macke, ont amplifié les recherches et les tendances du mouvement Die Brücke (Le Pont). Ils ont impulsé également de nouvelles approches. Leur intérêt pour l’imbrication des arts était de plus en plus marqué, de même que la place pour l’ethnographie et le folklore. Ils proposèrent également une vision moins tragique du monde, très présente chez les artistes du Brücke (Pont). Le terme Der Blaue Reiter tire son nom du tableau Le Cavalier bleu et du mouvement fondé à Munich en 1911. Plus tard, en 1930, Kandinsky expliquera le choix de ce titre, parce que nous aimions tous les deux le bleu, Marc aimait les chevaux, moi les cavaliers.
Outre Wassily Kandinski, Franz Marc et August Macke, le groupe comprenait également Paul Klee, Heinrich Campendonk, Gabriele Münter, Alexej von Jawlensky, Marianne von Werefkin, Wilhem Morgner et des sympathisants étrangers, Robert Delaunay, les frères Bourliouk, Henri le Fauconnier, Arnold Schönberg. L’influence de Wassily Kandinsky, qui rédigeait plus de la moitié des articles de l’Almanach Der Blaue Reiter (Almanach du cavalier bleu), fut considérable. Sa formule célèbre l’artiste voit ce qui sera, publiée dans «Du spirituel dans l’art et dans la peinture en particulier» 2 fin 1911, marqua très nettement une inflexion par rapport au Brücke (Pont) qui revendiquait des attitudes au service d’une démarche politique. L’importance du spirituel fut au contraire omniprésente dans l’almanach comme dans les oeuvres auxquelles les artistes se réfèraient ainsi que dans la juxtaposition d’oeuvres éclectiques d’art africain, d’oeuvres contemporaines, de peintures votives, de sculptures médiévales, d’images d’Epinal,d’estampes chinoises et japonaises, de dessins d’enfants, de sculptures océaniennes, de travaux d’amateurs, de marionnettes du théâtre d’ombre égyptien3. Comme l’a rappelé Roger Avermaete4, la renaissance du bois gravé a joué également un rôle important dans la très large diffusion des oeuvres de l’Expressionnisme allemand. Contrairement aux époques antérieures où cette tâche incombait aux artisans, les artistes du début du 20ème siècle se mirent eux-mêmes à graver leurs dessins. Kirchner a ainsi gravé plus de 800 oeuvres. Kandinsky quant à lui a privilégié les motifs abstraits et Franz Marc a affectionné la représentation animalière. L’exposition du Palais Lumière L’Expressionnisme allemand est constituée de plus d’une centaine d’oeuvres d’August Macke, Christian Rohlfs, Conrad Felixmüller, Emil Nolde, Ernst Ludwig Kirchner, Erich Heckel, Franz Marc, Gabriele Münter, Karl Schmidt- Rottluff, Ludwig Meidner, Lyonel Feininger, Max Liebermann, Max Pechstein, Otto Mueller, Walther Bötticher et Wassily Kandinsky. L’exposition a non seulement pour ambition de faire découvrir les héritages et surtout les influences multiples de ces artistes, mais également celle de s’interroger sur l’histoire des avant-gardes artistiques. Au delà des styles, des formes et des couleurs, elle nous interroge sur les messages que transmettent ces peintures sur la société allemande du début du 20ème siècle ainsi que sur nos sociétés contemporaines. Les artistes de l’Expressionnisme ont contribué de manière décisive à l’émergence de la modernité. Ils ont élargi les champs de recherche formelle, dépassé les systèmes cloisonnés, intégré la complexité des modes de production et compris l’imbrication des réseaux culturels, sociaux et économiques. Ce faisant, ils ont ainsi ouvert de nouvelles perspectives au service d’une histoire globale et de nouvelles approches de l’histoire des arts.

1 Horst Jähner, op cit.
2 Wassily Kandinsky, «Du spirituel dans l’art et dans la peinture en particulier», trad. du russe et de l’allemand par / translated from the Russian and German by
Nicole Debrand et / and Bernadette Du Crest, Édition de Philippe Sers, Collection Folio essais (n° / no. 72), Gallimard, 1989.
3 Horst Jähner, op cit.
4 Roger Avermaete, «Renaissance du bois gravé, Expressionnisme allemand», OBLIQUES, 1975, 6-7, p. 59-60.

PROGRAMMATION CULTURELLE

PROJECTION DE FILM
en lien avec l’exposition dans la salle de projection à l’intérieur des salles du palais Lumière (tous les jours)
ATELIERS PÉDAGOGIQUES POUR LES ENFANTS/ATELIERS EN FAMILLE/ ADULTES
Palais Lumière, 10h-12h
Ateliers précédés d’une courte visite de l’exposition (30 mn). Sur inscription à l’accueil places limitées (tél. 04 50 83 15 90) : 5 € par enfant et 8 € par adulte
Les ateliers sont également proposés sur rendez-vous aux groupes d’adultes à partir de 5 personnes.
Ateliers famille (dès 3 ans, accompagné d’un adulte)
Samedi 14 septembre de 10h à 12h
« Vache jaune et nuit bleue» Pioche un mot au hasard et illustre le par un collage
Ateliers d’écriture adulte
Samedi 7 septembre de 10h à 12h
« À voir et à dire - bizarre » Plongez dans la peinture et les images pour exprimer une émotion et imaginer ce que l’on voit vraiment
STAGES VACANCES D’ÉTÉ (6 - 12 ans)
Mardi 30 et Mercredi 31 juillet et Mardi 13 et Mercredi
14 août de 14h à 16h
« Hasard - bizarre » Exprime toi à partir d’une image abstraite
SCOLAIRES - MJC - CENTRE DE VACANCES
Ateliers proposés aux scolaires, MJC, centres de vacances, sur rendez-vous : Primaires, Collèges, Lycées
55 € par classe ou groupe
Durée 2 h. Atelier précédé d’une courte visite de l’exposition (30 mn).
« La vie en couleur » - Maternelle/CP
A l’aide d’un pochoir, reproduit une oeuvre de l’exposition et colorie là. Parle nous de cette oeuvre « Vache jaune et nuit bleue » - Primaire/Collège
Pioche un mot au hasard, illustre le par un collage « Trait portrait » - Primaire/Collège
Les expressions … le graphisme... du visage en noir et blanc (la joie, la tristesse, la colère)
« À voir et à dire » - Lycée
Plongez dans la peinture et les images pour exprimer une émotion et imaginer ce que l’on voit vraiment
Une visite commentée « découverte de l’exposition » est proposée pour les enseignants qui le souhaitent
le lundi 1er, mardi 2 juillet à 17h et le mercredi 3 juillet à 14h.

 

Ernst Ludwig Kirchner
Portrait d’Erich Heckel, 1908
Huile sur toile
195,7 x 65,3 cm
Osthaus Museum Hagen (Allemagne)
© Photo : Achim Kukulies,
Düsseldorf

PALAIS LUMIERE

À l’été 2006, la ville d’Evian a ouvert les portes de son « Palais Lumière ». Fort de sa position, de la qualité de ses équipements et de la singularité de son architecture, ce fleuron retrouvé du patrimoine évianais est devenu le nouvel emblème de la station.

Le Palais Lumière est à l’origine un établissement thermal. Il est l’un des plus beaux témoignages de l’architecture des villes d’eaux du début du 20ème siècle. Situé face au lac, au voisinage de l’hôtel de ville (ancienne villa des frères Lumière), il jouit d’un emplacement central et privilégié. En 1996, la Ville d’Evian est redevenue propriétaire du bâtiment et s’est préoccupée de sa préservation. Peu après, sa façade principale, son hall d’entrée, son vestibule et ses décors ont été inscrits à l’inventaire des Monuments historiques. Une réflexion sur une destinée nouvelle et valorisante a été aussitôt lancée qui a abouti au projet de reconvertir l’édifice en centre culturel et de congrès. Le projet s’inscrit dans une perspective globale de redynamisation de l’économie touristique locale. Le nouvel équipement municipal est emblématique du renouveau de la ville. Autour du hall central, le bâtiment (4 200 m² de surfaces utiles) accueille : un centre de congrès de 2 200 m², pour l’accueil de congrès nationaux et internationaux, comprenant une salle de 382 places, 8 salles de séminaires et des espaces de détente; un espace culturel de 700 m² de salles d’exposition sur deux niveaux, hautement équipées. Inscrit à l’inventaire des Monuments historiques, le hall principal était autrefois un lieu de mondanités qui faisait à la fois office de salle d’attente et de buvette.
Eclairé par de beaux vitraux, il a été restauré à l’identique. Il abrite en particulier quatre statues allégoriques de sources signées du sculpteur Louis- Charles Beylard. Les parois latérales du porche d’entrée sont ornées de deux toiles marouflées Nymphes à la Source et Nymphes au bord de l’eau, attribuées à Jean D.Benderly, élève de Puvis de Chavannes. La façade principale alterne pierre blanche et faïence jaune paille. C’est un choix unique dans l’architecture thermale lémanique. Par ailleurs, l’édifice a retrouvé le dôme qui le coiffait à l’origine. Des recherches de représentations d’époque dans les archives municipales ont permis en effet, à François Châtillon, architecte en chef des monuments historiques, de redessiner avec exactitude la géométrie de la structure et ses décors. Enfin, les architectes ont veillé à restituer les dispositifs architecturaux majeurs comme la boîte à lumière du dôme, les six verrières intérieures d’origine ont été maintenues et restaurées sur place. Grâce à la qualité de ces aménagements et au choix d’une programmation prestigieuse, la ville a réussi en peu de temps à faire de l’espace d’exposition un pôle de référence

August Macke Femmes brillantes devant un magasin de chapeaux, 1913 Huile sur toile, 110 x 76,5 cm. Osthaus Museum Hagen (Allemagne) © Photo : Achim Kukulies, Düsseldorf

Palais Lumière
quai Albert-Besson - 74500 Evian
+33 4 50 83 15 90 - courrier@ville-evian.fr
www.palaislumiere.fr
Facebook.com/PalaisLumiereEvian
Horaires d’ouverture
Ouverte tous les jours 10h-18h (lundi - mardi 14h-18h)
Les 14 juillet et 15 août 10h-21h
Nocturnes : Ouverture le dimanche 14 juillet et jeudi 15
août de 10h à 21h
Tarifs
• Plein tarif : 10 €
• Visites commentées pour les individuels tous les jours à 14h30 : 4 € en plus du ticket d’entrée
• Visites thématiques : 4 € en plus du ticket d’entrée
Jeunes / familles
• Gratuit pour les moins de 16 ans
• Tarif réduit : étudiants, familles nombreuses, membre du club « petit Léonard » : 8 €
• Parcours découverte pour les enfants (-12 ans) accompagnés de leurs parents, tous les mercredis à 16h (adulte 8 €)
• « Petit jeu du Palais lumière » (6-12 ans) : un livret pour visiter l’exposition de manière ludique, disponible à l’accueil
• Ateliers pédagogiques : 5 €, enfant-adolescent, atelier et en famille 8 €, adulte
Groupes
• Tarif réduit : 8 € (groupes d’au moins 10 personnes)
• Visites commentées sur réservation : 04 50 83 10 19, courrier@ville-evian.fr, 55 € par groupe de 10 à 25 personnes, en plus du ticket d’entrée
Scolaires/enseignants
• Gratuit pour les groupes scolaires
• Visites commentées sur réservation : 04 50 83 10 19, courrier@ville-evian.fr, 55 € par groupe de 10 à 30 élèves
Ateliers pédagogiques proposés aux établissements scolaires, MJC, centres de vacances (voir détail dans « en regard de l’exposition ») 55 € par groupe
Ressources pédagogiques en ligne sur www.ville-evian.fr
Tarifs préférentiels (sur présentation de justificatifs)
Gratuit pour les membres d’UDOTSI, Léman sans frontière et les journalistes
- Tarif réduit : 8 € ( groupes d’au moins 10 personnes, demandeurs d’emploi, personnes handicapées, titulaires de la carte loisirs ANCAV-TT, CNAS, Pass Région, carte Gia, Pass touristique Thonon, billets « visite ville » Evian tourisme, hôtels et résidences de loisirs partenaires, abonnés médiathèque et piscine municipales, membres de la Société des Amis du Louvre », les « Amis du Palais Lumière », CGN, FNAC, pass découverte (Guide « visites en chablais »), Fondation Ripaille (domaine Château de Ripaille à Thonon)
- 30% de réduction sur les prix d’entrée des expositions sur présentation du billet à la Fondation Pierre Gianadda à Martigny.
Catalogue de l’exposition en vente à la boutique du Palais Lumière : 35 €
Billetterie
- A l’accueil de l’exposition
- Sur ville-evian.tickeasy.com
- Dans le réseau FNAC et sur www.fnac.com
- Dans les points de vente CGN (bateaux et guichets)
Accès par train : Gare SNCF d’Évian
Liaisons quotidiennes Paris-Lausanne, Genève, Bellegarde
TGV direct Paris-Evian les week-end
SNCF Informations-réservations :
Depuis la France : 3635
Depuis l’étranger : 08 92 35 35 35
par avion : Aéroport International de Genève à 50 km
Informations sur les vols : (0041) 900 57 15 00
Bureau accueil France : (0041) 22 798 20 00
par bateau :Lausanne / Evian tous les jours de l’année
Durée de la traversée : 35 mn
Compagnie Générale de Navigation
Téléphone : (0041) 848 811 848 / www.cgn.ch

Otto Mueller Paysage boisé avec nu, vers 1923/24 Tempera, 117 x 89 cm Aargauer Kunsthaus Aarau / legs Dr. Othmar et Valerie Häuptli © Photo : Jörg Müller

 

Ernst Ludwig Kirchner Baigneurs, 1912 Huile sur toile, 50 x 60 cm Osthaus Museum Hagen (Allemagne) © Photo : Achim Kukulies, Düsseldorf

Ernst Ludwig Kirchner Baigneurs, 1912 Huile sur toile, 50 x 60 cm Osthaus Museum Hagen (Allemagne) © Photo : Achim Kukulies, Düsseldorf

Ernst Ludwig Kirchner Groupe d’artistes, 1913 Huile sur toile, 95 x 95,5 cm. Osthaus Museum Hagen (Allemagne) © Photo : Achim Kukulies, Düsseldorf

Ernst Ludwig Kirchner Groupe d’artistes, 1913 Huile sur toile, 95 x 95,5 cm. Osthaus Museum Hagen (Allemagne) © Photo : Achim Kukulies, Düsseldorf

Erich Heckel Bois sur la mer, 1913 Huile sur toile 72,5 x 80 cm. Osthaus Museum Hagen (Allemagne) © Nachlass Erich Heckel, Hemmenhofen © Photo : Achim Kukulies, Düsseldorf

Erich Heckel Bois sur la mer, 1913 Huile sur toile 72,5 x 80 cm. Osthaus Museum Hagen (Allemagne) © Nachlass Erich Heckel, Hemmenhofen © Photo : Achim Kukulies, Düsseldorf

Erich Heckel Le printemps dans les Flandres, 1916 Tempera sur toile, 82,7 x 96,7 cm. Collection particulière Osthaus Museum Hagen (Allemagne) © Nachlass Erich Heckel, Hemmenhofen © Photo : Achim Kukulies, Düsseldorf

Erich Heckel Le printemps dans les Flandres, 1916 Tempera sur toile, 82,7 x 96,7 cm. Collection particulière Osthaus Museum Hagen (Allemagne) © Nachlass Erich Heckel, Hemmenhofen © Photo : Achim Kukulies, Düsseldorf

Franz Marc Petite composition III, 1913/14 Huile sur toile 46,5 x 58,5 Osthaus Museum Hagen (Allemagne) © Photo : Achim Kukulies, Düsseldorf

Franz Marc Petite composition III, 1913/14 Huile sur toile 46,5 x 58,5 Osthaus Museum Hagen (Allemagne) © Photo : Achim Kukulies, Düsseldorf

Otto Mueller Filles assises au bord de l’eau, environ 1926 Peinture à la colle sur toile, 97 x 130 cm Osthaus Museum Hagen (Allemagne) © Photo : Achim Kukulies, Düsseldorf

Otto Mueller Filles assises au bord de l’eau, environ 1926 Peinture à la colle sur toile, 97 x 130 cm Osthaus Museum Hagen (Allemagne) © Photo : Achim Kukulies, Düsseldorf

L’Expressionnisme allemand au Palais Lumière, Évian du 29 juin au 29 septembre 2019
Nature morte (vache, figure japonaise et tête), 1913 Huile sur toile, 73,5 x 89 cm. Aargauer Kunsthaus Aarau / legs Dr. Othmar et Valerie Häuptli © Nolde Stiftung Seebüll © Photo : Jörg Müller

Nature morte (vache, figure japonaise et tête), 1913 Huile sur toile, 73,5 x 89 cm. Aargauer Kunsthaus Aarau / legs Dr. Othmar et Valerie Häuptli © Nolde Stiftung Seebüll © Photo : Jörg Müller

Max Pechstein Fille couchée, 1910 Huile sur toile, 72 x 81 cm. Aargauer Kunsthaus Aarau / legs Dr. Othmar et Valerie Häuptli © 2019 Pechstein Hamburg / Tökendorf © Photo : Jörg Müller

Max Pechstein Fille couchée, 1910 Huile sur toile, 72 x 81 cm. Aargauer Kunsthaus Aarau / legs Dr. Othmar et Valerie Häuptli © 2019 Pechstein Hamburg / Tökendorf © Photo : Jörg Müller

Karl Schmidt-Rottluff Bateaux sur l’eau, 1913 Huile sur toile, 77 x 90,5 cm. Osthaus Museum Hagen (Allemagne) © VG Bild-Kunst, Bonn 2018 © Photo : Achim Kukulies, Düsseldorf

Karl Schmidt-Rottluff Bateaux sur l’eau, 1913 Huile sur toile, 77 x 90,5 cm. Osthaus Museum Hagen (Allemagne) © VG Bild-Kunst, Bonn 2018 © Photo : Achim Kukulies, Düsseldorf

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Marylou 16/06/2019 17:59

je n'aime pas, je préfère les impressionnistes français...une semaine que je n'ai pas été voir les commentaires et voilà la pub qui les envahit malgré d'Adblock... bonne fin de journée

lemenuisiart 24/07/2019 19:20

C'est ton choix

moqueplet 16/06/2019 05:24

j'ai beau regarder tous ces tableaux, je ne suis pas fan.....mais je suis sûr qu'il y en a qui ont une préférence ......passe une bien agréable journée

lemenuisiart 24/07/2019 19:20

C'est bien ton droit

missfujii. 15/06/2019 23:19

J'adore, les oeuvres sont magnifiques

lemenuisiart 24/07/2019 19:25

Très bien

tiot le mineur 15/06/2019 14:49

Salut,
C'est une expo intéressante .

Le temps est ensoleillé.

C'est super je vais pouvoir faire la pelouse.

Bon week-end

lemenuisiart 24/07/2019 19:25

Je le pense

ZAZA 15/06/2019 10:25

Une très belle expo Christian, merci pour ce beau reportage. Bises et bon weekend

lemenuisiart 24/07/2019 19:26

Merci beaucoup

ocgall 15/06/2019 09:54

Bonjour d’Angers …
Ce billet est une exposition à lui seul …
Des tableaux qui mériteraient être vus en vrai ! ...
Bonne journée ... Amicalement ... ¢ℓαυ∂є …

lemenuisiart 24/07/2019 19:33

Très bien dit

domi 15/06/2019 09:12

ce blog est vraie expo, ce blog est universel !

lemenuisiart 24/07/2019 19:33

Que dire de plus

dom 15/06/2019 08:20

Merci pour le partage de ce super reportage ...

" Bon week end, au soleil !
Absente hier après-midi, plein de retard mais véhicule réparé.
Gros bisoux ☼ "

lemenuisiart 24/07/2019 19:33

Avec grand plaisir

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