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Je vous propose de voir mes photos dans des reportages photos. Nature, Promenades, Fêtes, Expositions ....


Le Louvre Abu Dhabi, nouveau musée-phare du 21è siècle

Publié par Lemenuisiart sur 15 Novembre 2017, 07:11am

Catégories : #manifestations, #louvre, #abudhabi, #musée, #C'est grâce à vous, #presse

Le Louvre Abu Dhabi, nouveau musée-phare du 21ème siècle, ouvre ses portes le 11 novembre 2017

Le très attendu Louvre Abu Dhabi ouvre au public le samedi 11 novembre 2017, avec une semaine de fêtes et de célébrations spectaculaires. Il est le premier musée d’ambition universelle dans le monde arabe et ouvre une nouvelle perspective sur l’histoire de l’art dans un monde globalisé. Icône architecturale conçue par Jean Nouvel, le musée se situe sur l’île Saadiyat, un quartier dédié à la culture et aux arts. Dans ses galeries permanentes spacieuses, l’accrochage inaugural présente 600 oeuvres, dont 300 sont issues de la collection, et 300 sont prêtées par 13 musées partenaires français. Le Louvre Abu Dhabi lancera son programme d’expositions temporaires en décembre.
Le Louvre Abu Dhabi est né de la collaboration exceptionnelle entre Abu Dhabi, la capitale des Émirats arabes unis, et la France.
Les collections du nouveau musée couvrent toute l’histoire de l’humanité et sont présentées pour explorer un récit universel en s’appuyant sur des oeuvres et des artefacts issus de toutes les régions du monde. Le parcours chronologique de la présentation inaugurale qui s’appuie sur la collection, allant de la préhistoire à nos jours, traite en 12 chapitres des thèmes universels tels que la naissance des premiers villages aux religions universelles ou de la mise en place de la civilisation industrielle au monde globalisé.
Son Excellence Mohamed Al Mubarak, Président du Department of Culture & Tourism and Tourism Development and Investment Company (TDIC) a déclaré : « Les Émirats arabes unis sont fiers de leur riche patrimoine, tout en embrassant le progrès et le changement. La société d’Abu Dhabi est dynamique, vibrante de vie et multiculturelle et ses citoyens vivent dans l’harmonie et la tolérance. Cette diversité se reflète dans la collection du Louvre Abu Dhabi qui célèbre la fascination innée des hommes pour la découverte. Chaque visiteur découvrira d’extraordinaires oeuvres d’art et artefacts issus de différentes cultures du monde, à la fois familières et surprenantes. Le Louvre Abu Dhabi est un cadeau que les Émirats arabes unis font au monde et nous sommes impatients d’accueillir nos premiers visiteurs. »
Manuel Rabaté, Directeur du Louvre Abu Dhabi, a déclaré : « Le Louvre Abu Dhabi a établi une nouvelle norme dans la région et agit tel un aimant pour la prochaine génération des professionnels des musées. Le Louvre Abu Dhabi réinvente la notion de musée universel, née au XVIIIe siècle, et la réinterprète pour le XXIe siècle. Dans un monde multipolaire et globalisé, aux récits multiples, ces notions sont plus importantes que jamais. En exposant côte à côte des oeuvres issues de cultures différentes, le projet muséal du Louvre Abu Dhabi souligne les interconnections entre les civilisations et met en lumière les liens entre les différentes idéologies, esthétiques et techniques artistiques. Le récit porté par le musée transporte les visiteurs à travers l’histoire de l’humanité, en s’adossant à une collection de trésors exceptionnels. »
Jean-Luc Martinez, président-directeur du musée du Louvre et président du conseil scientifique de l’Agence France-Muséums a déclaré : « Aujourd’hui est inauguré le Louvre Abu Dhabi, un musée à nul autre pareil, que l’on peut qualifier de projet culturel le plus ambitieux de ce début du 21ème siècle. Il porte un message d’ouverture qui est capital dans notre époque. Au départ de ce projet incroyable, il y a eu de la part des Émiriens un désir de France, un désir de Louvre. Aujourd'hui nous sommes fiers que l'expertise des musées français et la réunion d'oeuvres extraordinaires concourent à l'accomplissement d'un musée qui va éblouir le monde et marquera l’histoire des musées.»
L’architecte Jean Nouvel a conçu le Louvre Abu Dhabi comme une ville-musée (medina) qui combine inspiration arabe traditionnelle, design contemporain et prouesses d’ingénierie de pointe visant à contrôler les dépenses énergétiques. Les visiteurs peuvent emprunter des promenades surplombant la mer à l’abri de la coupole emblématique du bâtiment. Cette coupole se compose de 7 850 étoiles en métal, toutes différentes, assemblées selon une structure géométrique complexe. Le soleil qui filtre à travers cette structure crée une « pluie de lumière » évoquant l’ombre des palmes entrecroisées des oasis des Émirats arabes unis.
Jean Nouvel, architecte du Louvre Abu Dhabi a déclaré « Le Louvre Abu Dhabi matérialise un programme exceptionnel au sens littéral du terme. Sa vocation est désormais d’exprimer l’universel à travers les âges. Son architecture se veut le lieu de convergence et d’interférence entre l’immense ciel, la mer-horizon et le territoire du désert. Son dôme et sa coupole impriment le lieu de la conscience du temps et de l’instant par une lumière évocatrice d’une spiritualité qui lui est propre. »

La collection

La collection du musée s’enrichit constamment et réunit d’ores et déjà plus de 600 chefs-d’oeuvre et artefacts de premier-plan qui vont des pièces archéologiques aux objets d’art décoratif, aux sculptures néo-classiques, aux peintures des maîtres modernes et aux commandes contemporaines. La moitié de ces oeuvres seront présentées dans les 6 400 mètres carrés des galeries permanentes pour l’année d’ouverture.
Jean-François Charnier, directeur scientifique de l’Agence France-Muséums a déclaré : « Au Louvre Abu Dhabi les oeuvres d’art sont les témoignages les plus éloquents de la course du temps, offrant au visiteur une lecture rétrospective des époques qui ont construit le monde dans lequel il vit. Les rencontres avec les oeuvres de différentes cultures font naître des émotions et des interrogations, faisant de ce musée universel le lieu privilégié pour initier une histoire globale de l’humanité ».Parmi les chefs-d’oeuvre anciens de la collection citons une Princesse de Bactriane créée en Asie centrale à la fin du IIIe millénaire avant J.-C., un Sphynx grec du VIe siècle avant J.-C., un bracelet d’or iranien en forme de lion. Concernant l’exploration des religions universelles, les visiteurs pourront découvrir des extraits de textes sacrés, tels un Feuillet du « Coran bleu », une Bible gothique, un Bodhisattva du IIe ou IIIe siècle et une Tête de Bouddha en marbre blanc originaire de Chine.
Parmi les pièces majeures d’époques postérieures, citons un ancien astrolabe exposé dans la salle traitant de la science de la cosmographie ; une commode en laque chinoise rouge fabriquée en France par Bernard II van Risenburgh, témoignage des interactions culturelles qui ont accompagné les échanges commerciaux transcontinentaux ; une Vierge à l’Enfant de Giovanni Bellini qui illustre l’émergence de l’art religieux et de son iconographie.
D’autres oeuvres, telles une Tête Oba en bronze du royaume du Bénin et Le Bon Samaritain de Jacob Jordaens illustrent la magnificence des cours royales dans le monde.
Une série de peintures iconiques capturent le moment d’émergence de la modernité, parmi lesquelles La Partie de bésigue de Gustave Caillebotte, Douceur d’Orient de Paul Klee, Le Bohémien de Manet, Les Enfants luttant de Gauguin, Jeune Émir à l’étude d’Osman Handy Bey, Composition en bleu, rouge, jaune et noir de Piet Mondrian, La Lectrice soumise de René Magritte et Portrait d’une dame de Picasso.
La collection d’art contemporain comprend neuf toiles de Cy Twombly, une sculpture monumentale de l’artiste internationalement connu Ai Weiwei, et des installations in situ monumentales créées par Jenny Holzer et Giuseppe Penone, premières commandes d’un programme en cours. Ces oeuvres exposées à l’extérieur à l’abri de la coupole, sont intégrées à l’architecture du musée.Partager art et expertise
L’accord intergouvernemental conclu entre les Émirats arabes unis et la France garantit au Louvre Abu Dhabi l’accès à l’expertise et à la formation dispensées par 17 institutions partenaires françaises et aux prêts consentis par 13 grands musées français sur une période de 10 ans. Le Louvre Abu Dhabi bénéficiera également de l’organisation d’expositions temporaires par ces institutions, sur une période de 15 ans.
Marc Ladreit de Lacharrière, Président de l’Agence France-Muséums, a déclaré : « Quel défi plus passionnant pour les institutions culturelles et musées français que d’inventer ensemble avec leur partenaire le Louvre Abu Dhabi, un nouveau musée comme il n’en existe nulle part ailleurs ? Cet engagement collectif dans la naissance du Louvre Abu Dhabi nous rappelle que la culture et l’éducation restent des fondamentaux inestimables qui s’incarnent de multiples façons dans ce musée désormais accessible à tous. »
Les musées partenaires français prêtent 300 oeuvres majeures pour l’accrochage inaugural. Parmi celles-ci, La Belle Ferronnière de Léonard de Vinci (musée du Louvre), Autoportrait de Vincent van Gogh (musée d’Orsay et de l’Orangerie), une rare salière en ivoire venue du royaume du Bénin (musée du Quai-Branly – Jacques Chirac), un Globe de Vincenzo Coronelli (Bibliothèque nationale de France), une paire de vases gui (Musée national des arts asiatiques Guimet), Bonaparte franchissant les Alpes de Jacques-Louis David (Château de Versailles), Jean d’Aire, du groupe des Bourgeois de Calais d’Auguste Rodin (musée Rodin), un reliquaire du XIIIe siècle (Musée de Cluny – Musée national du Moyen Âge), une aiguière chinoise de forme persane (Musée des arts décoratifs),une armure de Marmesse (Musée d’archéologie nationale – Saint-Germain-en-Laye), l’Apollon du Belvédère du Primatice (Château de Fontainebleau) et Femme debout II d’Alberto Giacometti (Centre Pompidou).
Des oeuvres venues d’institutions régionales et des Émirats arabes unis seront également exposées lors de l’ouverture. Le National Museum of Ras Al Khaimah prête plusieurs oeuvres majeures, dont un pendentif daté de 2 000 – 1 800 avant J.-C., un vase peint datant du néolithique et découvert sur le site vieux de 8 000 ans de l’île de Marawah, au large d’Abu Dhabi. Le Al Ain National Museum prête un important fragment d’un stuc provenant d’une ancienne église de l’île de Sir Bani Yas d’Abu Dhabi.
Citons également, parmi les chefs-d’oeuvre prêtés par les musées régionaux : un outil préhistorique en pierre datant de 350 000 ans avant J.-C., une borne dont les inscriptions en écriture coufique indiquent la distance avec la Mecque et une stèle funéraire venant de La Mecque et datant de 700-900 ans après J.-C. (100-200 ans après l’Hégire) venant des collections de la Saudi Commission for Tourism & National Heritage. Une collection de plus de 400 dirhams en argent originaires du califat abbasside d’Iraq, des dynasties samanide et saffaride, découverts à Sidamah (al-Waqba) et prêtés par le Musée national du Sultanat d’Oman (National Museum – Sultanate of Oman). Une figurine à deux têtes, vieille de huit millénaires, la Statue Ain Ghazal, conservée au Département des antiquités de Jordanie.


Evénements d’ouverture


Le Louvre Abu Dhabi ouvre au public le 11 novembre. Les billets d’entrée peuvent être achetés en ligne. Du 11 au 14 novembre, les billets d’entrée donnent accès aux salles du musée et à un programme multiculturel de concerts, de danse et de performances artistiques, ainsi qu’à des ateliers.


Musée des enfants


Le Musée des enfants du Louvre Abu Dhabi ouvrira également au public. L’espace fournit aux familles et aux jeunes publics (âgés de 6 à 12 ans) l’occasion de découvrir la collection du Louvre Abu Dhabi. Il présentera des oeuvres d’art originales, exposées à hauteur d’enfant dans des vitrines spécialement conçues, et des outils de médiation interactifs. Le Musée des enfants propose, dans différents espaces immersifs et interactifs, des activités pratiques et des ateliers éducatifs.
Le Louvre Abu Dhabi a travaillé en étroite collaboration avec le Abu Dhabi Department of Education and Knowledge, les écoles et universités des EAU afin de développer des supports éducatifs et des initiatives pour des élèves de tout âge. Pendant la semaine d’ouverture, le musée lancera son portfolio éducatif pour les professeurs du primaire et du secondaire. Depuis trois ans, à travers son Student Ambassador Programme, le Louvre Abu Dhabi forme et encourage de nombreux jeunes et étudiants émiriens à devenir ambassadeurs de projets au sein de leur communauté.
Depuis 2009, le Louvre Abu Dhabi et d’autres musées de l’ile de Saadiyat ont collaboré pour proposer des programmes divers pour éveiller et développer des audiences de toute origine et âge. A ce jour, le Louvre Abu Dhabi a présenté une série d’expositions qui comprend Talking Art (Abu Dhabi, 2009) et Naissance d’un musée (Abu Dhabi, 2013, et Paris, 2014). Le musée a organisé plus de 50 conférences, dont les Louvre Abu Dhabi Talking Art Series, et dirigé plus de 80 ateliers destinés aux familles et aux jeunes. Ces derniers ont permis d’explorer la mission du musée, offert des opportunités pour tester l’expérience des visiteurs, se sont appuyés sur des oeuvres phares, et mis en valeur la collection avant l’ouverture.

Informations pratiques


En plus de ses 23 galeries permanentes, le musée compte un espace d’expositions temporaires et un Musée des enfants, un auditorium de 270 places, un restaurant, une boutique et un café.
Heures d’ouverture du musée et des salles d’exposition : samedi, dimanche, mardi et mercredi de 10h à 20h ; jeudi et vendredi de 10h à 22h. La dernière entrée se fait 30 minutes avant la fermeture. Le musée est fermé au public le lundi.
Le tarif d’entrée du musée est de 60 AED pour une admission générale ; 30 AED pour les visiteurs âgés de 13 à 22 ans et les professionnels du secteur éducatif des Émirats arabes unis.
Entrée gratuite pour les enfants de moins de 13 ans, les membres de l’ICOM et de l’ICOMOS, les journalistes, les visiteurs handicapés et leur accompagnants.
L’adhésion au Louvre Abu Dhabi’s Art Club offre un éventail d’avantages et de remises intéressants, ainsi que l’occasion de faire partie de la communauté culturelle dynamique des adhérents du musée.Le Louvre Abu Dhabi propose un certain nombre de visites guidées permettant aux visiteurs d’explorer la collection et l’architecture du musée – dont des visites ‘Découverte du Louvre Abu Dhabi’ pour les enfants. Les tours audio du musée sont disponibles en arabe, anglais, français, allemand, hindi, japonais, coréen, russe et espagnol. Pour toute information sur les billets d’entrée et les visites, merci de vous rendre sur le site www. Louvreabudhabi.ae
Suivre le Louvre Abu Dhabi sur les réseaux sociaux : Facebook (Louvre Abu Dhabi), Twitter (@LouvreAbuDhabi) et Instagram (@LouvreAbuDhabi).

Le Louvre Abu Dhabi, nouveau musée-phare du  21è  siècle

Histoire

Mars 2007 : La France et le gouvernement d’Abu Dhabi signent un accord intergouvernemental sans précédent, qui lance le projet du Louvre Abu Dhabi
2009 : L’exposition Talking Art : Louvre Abu Dhabi présente, à l’Emirates Palace d’Abu Dhabi, une sélection de 19 oeuvres acquises au tout début de la constitution de la collection permanente
Février 2009 : Louvre Abu Dhabi fait l’acquisition de sa première oeuvre : une peinture abstraite par Piet Mondrian à la vente aux enchères de la collection Yves Saint Laurent – Pierre Bergé
Novembre 2009 : Jean Nouvel réalise les premiers tests de la « Pluie de Lumière », sur une maquette à l’échelle 1 :100
2011 : Lancement de la première plateforme de discussion intitulée Louvre Abu Dhabi’s Talking Art Series. Cinq éditions auront lieu à partir de 2011
Janvier 2013 : Le consortium mené par Arabtec a été désigné par TDIC pour la construction du Louvre Abu Dhabi
2013 : L’exposition Naissance d’un musée ouvre ses portes à Manarat Al Saadiyat, et dévoile une sélection d’oeuvres de la collection permanente du Louvre Abu Dhabi
Décembre 2013 : Installation de la première pièce du dôme
2014 : L’exposition Naissance d’un musée ouvre ses portes au musée du Louvre à Paris.
Mars 2015 : Installation de la dernière étoile sur la couche extérieure du dôme
Juillet 2015 : L’exposition Louvre Abu Dhabi Stories présente les acquisitions récentes de la collection permanente du musée
Juin 2016 : Le dôme du Louvre Abu Dhabi est éclairé de nuit pour la première fois. Le retrait des murs temporaires de protection marine permet la mise en eau du musée. Le Louvre Abu Dhabi est à present entouré d’eau
Septembre 2016 : Manuel Rabaté est nommé Directeur du Louvre Abu Dhabi, et Hissa Al Dhaheri Directrice adjointe
Septembre 2017 : Le Louvre Abu Dhabi annonce la date d’ouverture du musée
Septembre 2017 : Son Altesse Cheikh Mohammed Bin Zayed Al Nahyan et Son Altesse Cheikh Mohammad Bin Rashid Al Maktoum visitent le Louvre Abu Dhabi
Novembre 2017 : Installation de La Belle Ferronnière de Leonard de Vinci, prêtée par le Musée du Louvre
Novembre 2017 : Le Louvre Abu Dhabi ouvre au public

Une coopération culturelle unique
Le Louvre Abu Dhabi est né d’un accord intergouvernemental entre le gouvernement d’Abu Dhabi et la France, signé en 2007.
Cet accord incarne la vision partagée par la France et les Émirats arabes unis, pour développer le premier musée universel du monde arabe. Il établit le Louvre Abu Dhabi comme institution indépendante, et inclut le prêt du nom du Louvre pour une période de 30 ans et 6 mois.
Conformément à l’accord intergouvernemental, le Louvre Abu Dhabi a un accès inestimable à l’expertise curatoriale et à la formation prodiguée par 17 institutions partenaires françaises, ainsi qu’aux prêts de 13 musées français et institutions culturelles de renom pour un période de 10 ans. En outre, ces institutions assurent l’organisation d’expositions temporaires pour une période de 15 ans.
À travers l’Agence France-Muséums (AFM), le Louvre Abu Dhabi inaugure un partenariat muséal sans précédent et réunit pour la première fois les institutions partenaires suivantes : le musée du Louvre, le Centre Pompidou, l’établissement public du musée d’Orsay et du musée de l’Orangerie, la Bibliothèque nationale de France, le musée du quai Branly – Jacques Chirac, l’établissement public de la Réunion des musées nationaux et du Grand Palais (RMNGP), le Château de Versailles, le musée national des arts asiatiques Guimet, le musée de Cluny, l’École du Louvre, le musée Rodin, le domaine national de Chambord, le musée des Arts Décoratifs de Paris, la Cité de la Céramique – Sèvres et Limoges, le musée d’Archéologie nationale à Saint-Germain-en-Laye, le Château de Fontainebleau, l’Opérateur du Patrimoine et des Projets Immobiliers de la Culture (OPPIC).
L’Agence France-Muséums réunit et structure l’expertise de ces institutions partenaires. Elle assure la définition du projet scientifique et culturel, dont le conseil à la constitution d’une collection permanente, l’organisation des expositions temporaires et la coordination des prêts issus des musées partenaires. Avec la moitié de ses effectifs basée à Abu Dhabi, l’AFM assiste également le Louvre Abu Dhabi à la maîtrise d’ouvrage pour le bâtiment et aide à la définition de la politique des publics.

Le Louvre Abu Dhabi, un musée universel dans la globalisation
On n’épuisera pas facilement la richesse métaphorique du dôme de Jean Nouvel : comme les étoiles qui guident le nomade dans le désert, il invite à lever les yeux pour penser le monde. À la croisée des mathématiques et de la vie organique, il recrée un univers en soi, un microcosme dans lequel se déploient l’espace et le temps du musée. La lumière filtrée par le dôme rend ici hommage à l’ombre précieuse de l’Arabie. Elle joue de l’inversion permanente des valeurs pour dessiner, telle une calligraphie cosmique, des formes imaginaires où la beauté naît de la complémentarité des opposés. Le dialogue avec l’équipe scientifique a permis de prolonger cette tension créatrice au sein des galeries du musée. Sous la voûte d’acier qui les protège du soleil de plomb, posées telles de gigantesques blocs dans un désordre apparent, elles s’enchaînent dans un parcours continu et un rythme qui inspirent le récit.
Le Louvre Abu Dhabi, un musée universel
D’emblée, il convient de dire en quoi le Louvre Abu Dhabi est un musée universel, et ceci particulièrement en cette période de globalisation où la signification de ce terme n’est pas toujours comprise. L’étymologie du mot est latine, elle articule uni- « un » et -versum « tourner » : tourner autour d’« un ». Le monde tournerait autour d’un centre ? De même que l’on a longtemps pensé que les planètes et le soleil tournaient autour de la terre, le terme « universel », créé par une Europe qui pensait que le monde tournait autour d’elle, porte en lui l’ethnocentrisme de ses origines. L’universel ne serait que la sublimation du particulier, dit le poète Édouard Glissant. Mais cette étymologie peut être pensée autrement : l’« un » et le « vers » c’est aussi inversement le pluriel tourné vers l’unité, vers sa cohérence, vers la recherche de ce que l’humanité pourrait avoir de commun. C’est bien avec l’ambition de rappeler la cohérence des mondes que le Louvre Abu Dhabi s’engage sur le chemin de l’universel.
Le musée universel au sens moderne est né à l’époque des Grandes Découvertes, sous la forme de cabinets de curiosités qui regroupaient des produits de la nature et des cultures issus du passé ou d’horizons lointains. Créées par des amateurs, curieux et érudits, ces premières collections témoignent d’un esprit humaniste passionné par la signification d’un monde dont on découvre alors l’immensité et dont on questionne la mesure.
Au fil des siècles, de classification en classification, la mise en ordre sans cesse plus poussée des collections leur a sans doute fait gagner en précision encyclopédique ce qu’elles ont perdu en cohésion et en intuition originelle. La construction des styles et des typologies a progressivement donné naissance à des cloisonnements scientifiques et institutionnels qui n’ont bientôt plus permis de saisir l’intention humaniste initiale des musées : embrasser l’humanité dans son ensemble et donner une vision globale du monde. Comme si ce rêve s’était évaporé progressivement avec le découpage rationnel du savoir. Il est significatif d’ailleurs que ces cloisonnements et hiérarchisations se soient construits parallèlement au cycle colonial d’appropriation du monde par les Européens. Mais à l’heure de la mondialisation postcoloniale et multiculturelle que nous vivons, le besoin de renouer avec un récit de la cohérence de notre humanité n’a jamais été aussi vivace.

Le Louvre Abu Dhabi, nouveau musée-phare du  21è  siècle

Conter une histoire, révéler un récit
C’est par étapes que l’esprit universel du Louvre Abu Dhabi se dévoile. Les galeries du musée se présentent au visiteur comme une grande fresque historique qui renoue avec l’exigence de Charles Péguy, le poète et écrivain français, lorsqu’il disait vouloir lire au musée universel « le long et visible cheminement de l’humanité ». Ce cheminement est ici illustré par des oeuvres d’art issues du monde entier, de toutes les époques et de toutes les cultures, car le Louvre Abu Dhabi a la chance de pouvoir bénéficier à la fois d’une collection magnifique et de prêts exceptionnels concédés par les musées français. Grâce à cette participation inédite des collections nationales françaises, c’est, pour la première fois, la création artistique mondiale dans son ensemble qui est donnée à voir.
Les oeuvres d’art sont comme de petites pierres sur le chemin de l’histoire. Elles sont les témoignages les plus loquaces pour permettre de suivre le cours des temps. L’enchaînement des salles du parcours se présente comme un grand livre illustré en douze chapitres. Chacune des douze séquences donne à voir un moment majeur de l’histoire de l’humanité. De la naissance des premiers villages aux religions universelles ou de la mise en place de la civilisation industrielle au monde globalisé, ce sont les grandes étapes de l’histoire humaine visibles dans le patrimoine matériel, culturel et stylistique des différents continents que le parcours invite à découvrir. Ainsi destiné à faire comprendre la succession des héritages de l’histoire et leur sédimentation, le Louvre Abu Dhabi possède une dimension pédagogique essentielle : il offre au visiteur une lecture rétrospective des époques qui ont construit l’univers dans lequel il vit.
Le parcours devient dès lors un récit. Dès le Grand Vestibule, sorte de prologue qui accueille des chefs-d’oeuvre de tous les temps, le Louvre Abu Dhabi s’ouvre sur une énigme, qui intrigue le visiteur et l’amène à s’interroger sur le sens de l’universel. Elle l’invite à s’engager dans la visite à la recherche des réponses à ses questions. Pour animer le récit et renforcer cet esprit de curiosité, la muséographie, aidée en cela par une médiation ambitieuse, est conçue dans un esprit de maïeutique. Tout est fait pour que de la rencontre avec les oeuvres naissent émotion et interrogation. Des cartels aux dispositifs numériques, la médiation est pensée pour stimuler le désir de comprendre plutôt que pour remplir un devoir de connaissance.
Décloisonner les collections pour renouer le dialogue entre les civilisations
Pour que le Louvre Abu Dhabi renoue avec l’ambition humaniste de ses origines, le récit muséographique se devait ensuite d’aller à rebours de l’atomisation des collections en proposant une présentation décloisonnée des expressions artistiques mondiales. Si cette ambition rappelle le goût des cabinets de curiosité du passé pour les connivences, elle est réalisée ici dans un esprit du XXIe siècle informé des recherches et des méthodes de l’histoire moderne. Le parcours ne se présente pas en départements séparés, mais convie cultures et civilisations ensemble, dans les mêmes galeries, pour s’interroger sur l’esprit général des temps. Comment montrer autrement les correspondances remarquables entre les rois-prêtres sumériens et les pharaons d’Égypte ? Ou les influences réciproques entre la Chine et le monde islamique ? Les effets de l’expansion de la civilisation industrielle ?
Or, une fois les cloisons des départements et des sections tombées, que se racontent les oeuvres ? Cette question ouvre une perspective nouvelle au musée universel. Elle a amené le Louvre Abu Dhabi à repenser le dialogue d’oeuvres d’art venues de mondes différents. Ces dialogues sont, dans l’espace muséal, parfois dans une même vitrine, des mises en regard : regards croisés pour initier chez les visiteurs un jeu visuel subtil, instigateur de curiosité. Ce jeu des connivences invite, sur le mode d’une curiosité aiguisée par la rencontre inattendue des formes, à questionner en permanence les significations établies, à raconter des histoires inédites dont seul le musée a le secret. Comme l’évoque Jean Nouvel, la nouveauté du récit muséographique du Louvre Abu Dhabi tient à la force du « magnétisme » qui naît de la confrontation des oeuvres de cultures différentes.
Les douze étapes du récit du Louvre Abu Dhabi

Le Louvre Abu Dhabi, nouveau musée-phare du  21è  siècle

Et puisque pour lui, chercher ce qui relie est un programme plus original et plus adapté dans la mondialisation que montrer ce qui divise, le Louvre Abu Dhabi se donne celui de faire surgir, dans la diversité chatoyante des oeuvres, l’intuition des fils qui relient ou délient les civilisations et les sociétés dans l’histoire. Ces connivences, lisibles dans les analogies entre créations, conscientes ou pas, sont issues de l’échange continu entre sociétés, elles sont le produit du jeu subtil des influences réciproques, des généalogies communes, des cycles concomitants, voire de certains universaux anthropologiques. Le musée universel est pensé comme le lieu privilégié pour initier, dans le sillage de l’histoire globale, une histoire globale de l’art. Le renouvellement permanent de la muséographie, en raison notamment de la rotation des prêts, permettra en outre d’envisager cette approche comme une dynamique expérimentale, ouverte aux questionnements permanents pour faire du Louvre Abu Dhabi l’atelier des interculturalités dans l’histoire.
Le récit du Louvre Abu Dhabi prend alors une dimension philosophique. Si les oeuvres matérialisent les identités culturelles, le musée révèle aussi, par la mise en regard de ce qu’elles par- tagent, ce que les cultures se doivent les unes les autres. L’identité est, dans le flux continu de l’histoire, une dynamique permanente qui se construit dans la conjugaison aux autres. Elle rappelle ainsi une signification profonde du musée universel : une invitation à prendre conscience de la richesse de sa propre identité en découvrant comment elle se conjugue à celle des autres.
Décentrer pour mieux réorienter
Enfin, la présence d’un tel musée hors d’Occident ne peut que provoquer un souhaitable décentrement de la pensée. Ce dépaysement, ce voyage qui a transporté le musée de Paris à Abu Dhabi, produit déjà inévitablement un décentrement du regard. Les notions d’Antiquité, de Moyen Âge, de Renaissance ou de Modernité, qui placent l’Occident au centre de l’Histoire, sont relativisées au regard des pulsations du monde global. Le Louvre Abu Dhabi prend par exemple le parti de révéler la mixité, le métissage de la soi-disant « modernité » occidentale. Si après 1500 les civilisations d’Afrique, d’Amérique, d’Asie ou l’Islam sont progressivement affectées par les représentations occidentales, celles-ci, en retour, empruntent très largement au reste du monde. La « modernité » occidentale y est surtout reconsidérée dans le passif symbolique du « vol de l’histoire » – pour reprendre l’expression de l’anthropologue britannique Jack Goody – perpétré par les Occidentaux depuis que ces derniers se considèrent « modernes » en opposition aux autres civilisations qui leur servent de faire valoir. Cette lecture des évènements est cruciale pour un Louvre Abu Dhabi pensé au XXIe siècle dans une région du monde qui cherche, avec lui, à accroître son rayonnement en s’inscrivant dans la mémoire illustre de ses multiples héritages.
C’est en effet le monde arabo-musulman du XXIe siècle qui accueille le Louvre Abu Dhabi. Ce recentrement, nécessaire dans un objectif d’appropriation, a également une logique historique : fort d’une longue tradition de centralité et d’interrelations, le monde dans lequel s’implante le nouveau musée est l’héritier d’un vaste ensemble culturel placé au coeur de l’Eurasie. Et le Louvre Abu Dhabi naît à une époque particulière de l’histoire culturelle de la région. Il arrive dans un temps de (re) prise de parole du monde arabe sur sa propre culture, un tournant pour lequel l’ouvrage d’Edward Saïd, L’Orientalisme. L’Orient créé par l’Occident, a joué un rôle moteur. Cette dynamique invitait à écrire un autre récit du monde. Celui qui est proposé au visiteur en cette fin d’année 2017 tient compte de ce nouveau contexte, il s’est élaboré au sein d’une équipe mixte, pour favoriser une multiplicité des points de vue. Le Louvre Abu Dhabi naît d’un monde globalisé, il est un enfant du mainstream culturel contemporain qui alterne en permanence déterritorialisations et désirs de relocalisation. Le destin du Louvre Abu Dhabi continuera longtemps à se construire dans la dialectique complexe de l’identité convoquée et de l’ouverture universelle.
Jean-François Charnier

Une nouvelle architecture iconique
Le concept architectural :

Le musée et la mer
« Tous les climats aiment les exceptions. Plus chaudes quand il fait froid. Plus fraîches sous les tropiques. Les hommes résistent mal aux chocs thermiques. Les oeuvres d’art aussi. Le musée du Louvre Abou Dhabi a été influencé par des constatations aussi élémentaires. Il veut créer un monde accueillant associant dans la sérénité les lumières et les ombres, les reflets et les calmes. Il veut appartenir à un pays, à son histoire, à sa géographie sans en être la traduction plate, le pléonasme qui signifie l’ennui et la convention. Il voudrait exacerber la fascination des rencontres rares.
Il est inhabituel de trouver dans la mer un archipel construit. Il n’est pas fréquent qu’il soit protégé par un parasol qui créer une pluie de lumière.
Tout aussi extraordinaire est le fait que l’on puisse y accoster par bateau et trouver des pontons pour y accéder à pied depuis la côte, avant d’être accueilli comme un visiteur attendu, désireux de visiter des collections uniques, de s’attarder dans des librairies tentatrices, d’y déguster les thés, cafés et mets de la gastronomie locale.
C’est un lieu calme et complexe. Un contraste parmi une série de musées qui cultivent leurs différences et leurs authenticités.
C’est un projet basé sur un signe majeur de l’architecture arabe : la coupole. Mais ici la coupole est une proposition moderne par le décalage qu’elle affiche avec la tradition.
Double coupole de 180 mètres de diamètre, plate, géométrie radiante parfaite, perforée dans une matière tissée plus aléatoire, créant une ombre ponctuée d’éclats de soleil. La coupole luit sous le soleil d’Abou Dhabi. La nuit, le paysage protégé est une oasis de lumière sous un dôme constellé.
Le Louvre Abou Dhabi devient ainsi le but ultime d’une promenade urbaine, jardin sur la côte, havre de fraîcheur, abri de lumière le jour et le soir, son esthétique se veut en accord avec sa fonction de sanctuaire des oeuvres d’art les plus précieuses. »
Jean Nouvel

Chefs d’oeuvres du récit universel Collection permanente du Louvre Abu Dhabi
La collection du musée s’enrichit constamment et réunit d’ores et déjà plus de 620 chefs-d’oeuvre et artefacts de premier-plan qui vont des pièces archéologiques aux objets d’art décoratif, aux sculptures néo-classiques, aux peintures des maîtres modernes et aux commandes contemporaines. 235 oeuvres de la collection du Louvre Abu Dhabi seront présentées aux côtés de 300 prêts des musées français dans les 6 400 mètres carrés des galeries permanentes pour l’année d’ouverture.
La collection du Louvre Abu Dhabi a débuté en 2009. Depuis cette date, de nombreuses oeuvres ont été prêtées à l’occasion d’expositions organisées dans des institutions culturelles de premier plan comme le Centre Pompidou Metz, le musée d’Orsay, la National Gallery of Washington, le Kimbell Art Museum, le musée de l’armée et Fondation Yves Saint-Laurent Pierre Bergé.
Des prêts majeurs venus des plus grands musées français
Durant l’année inaugurale, le Louvre Abu Dhabi présentera 300 oeuvres majeures prêtées par 13 des plus grands musées français. Ces prêts sont exposés dans les salles permanentes à côté des 300 oeuvres sélectionnées dans la collection propre du Louvre Abu Dhabi.
Représentatifs des civilisations et des mouvements artistiques qui ont marqué l’histoire mondiale de l’humanité, ils incluent des chefs-d’oeuvre remontant à l’Égypte ancienne, à l’Empire romain, aux anciennes dynasties chinoises, au royaume du Bénin (aujourd’hui partie du Nigéria), à la Renaissance, aux époques impressionniste et moderne. Nombre de pièces – dont le chef-d’oeuvre de Léonard de Vinci, La Belle Ferronnière, prêté par le musée du Louvre – seront exposées pour la première fois à Abu Dhabi.
Ces prêts des musées français partenaires se poursuivront pendant 10 ans, par nombre décroissant au fil des années parallèlement à l’enrichissement des collections du Louvre Abu Dhabi. Des prêts régionaux prestigieux
Le Louvre Abu Dhabi a conclu un partenariat avec d’importants musées et institutions culturelles du monde arabe qui ont consenti des prêts prestigieux.
Parmi les oeuvres venues des Émirats arabes unis citons un pendentif précieux daté de 2 000–1 800 avant J.-C., un vase peint datant du néolithique et découvert sur le site – vieux de 8 000 ans – de l’île de Marawah, au large d’Abu Dhabi (National Museum of Ras Al Khaimah), un fragment de stuc issu d’une ancienne église située sur l’île de Sir Bani Yas d’Abu Dhabi (Al Ain National Museum).
Parmi les chefs-d’oeuvre prêtés par les musées régionaux citons une figurine à deux têtes vieille de huit millénaires, la Statue Ain Ghazal, conservée au Département des antiquités de Jordanie. Le Comité saoudien pour le Tourisme et le Patrimoine national (Saudi Commission for Tourism & National Heritage) a prêté un outil préhistorique en pierre datant de 350 000 ans avant J.-C. et une borne dont les inscriptions en écriture coufique indiquent la distance avec la Mecque. Le Musée national du Sultanat d’Oman a prêté plus de 400 dirhams en argent de la première période islamique, un rare brûleur d’encens fait d’une conque marine datant du XIIe au XIVe siècle, une jarre en poterie mésopotamienne du Xe siècle et un vase en pierre dont la datation est estimée à 300 avant J.-C.–400 ans après J.-C. Galeries
Le parcours muséographique est divisé en 12 chapitres.
Le Grand Vestibule
A travers une série d’oeuvres anciennes, le “Grand Vestibule” met en regard des oeuvres issues d’aires géographiques parfois lointaines et révèle les connivences artistiques entre des civilisations primitives, par- delà l’espace et le temps. Parmi ces oeuvres: des masques funéraires en or, des figures de la maternité, des récipients à eau, des outils d’écriture, des précieux reliquaires, des motifs décoratifs figurant le soleil, des figurines en prières ou à cheval. Les similitudes entre les oeuvres ne sont pas expliquées, mais sont la pour que les visiteurs posent des questions. Cela invite les visiteurs a marcher dans les galeries.

Le Louvre Abu Dhabi, nouveau musée-phare du  21è  siècle

Premiers villages
Des millions d’années se sont écoulées avant que l’espèce humaine ne se diffuse sur l’ensemble du globe depuis son berceau d’origine en Afrique orientale. Cependant, vers 10 000 avant notre ère, au Proche-Orient, en Chine et en Amérique centrale, des communautés se sédentarisent et domestiquent pour la première fois des espèces végétales et animales. Les premiers villages apparaissent.
Malgré des diversités régionales, les premières communautés villageoises semblent partager des préoccupations communes, désireuses de souder, par leurs croyances et leurs rituels, leur communauté autour des ancêtres. La représentation humaine se développe, à l’image de ces figurines féminines qui semblent exprimer des préoccupations liées à la fertilité. Les richesses engendrées par les surplus issus de l’agriculture et de l’élevage favorisent la naissance des premières formes de pouvoir.

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Premiers grands pouvoirs
Dans les vallées fertiles du Tigre et de l’Euphrate, du Nil, de l’Indus et du Fleuve Jaune se forment, vers 3000 avant notre ère, les premiers royaumes. La mise en place de ces premiers grands pouvoirs s’accompagne de la diffusion des armes en bronze. Haches, épées et cuirasses deviennent des instruments de prestige et d’apparat des hommes de pouvoir. La nouvelle élite guerrière adopte également le cheval. Monté et harnaché, celui-ci accélère les échanges à longue distance, accroît la taille des royaumes, et ouvre l’horizon des sociétés.
Avec les royaumes de Mésopotamie et d’Egypte naissent aussi les premières villes, un évènement crucial dans l’histoire de l’humanité. Nées d’un essor démographique important et d’une forte hiérarchisation de la société, les premières cités deviennent les lieux d’un brassage social et culturel qui favorise échanges et innovations. L’écriture, qui facilite les transactions et légitime le pouvoir, est l’une de ces inventions fondamentales.

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Civilisations et empires
A partir de 1000 avant notre ère, les premiers royaumes laissent place, sur la plupart des continents, à de vastes ensembles culturels et politiques. Les Empires assyrien puis perse dominent le Proche Orient, alors que les cités grecques s’établissent en Méditerranée. La culture Nok rayonne en Afrique de l’Ouest et la culture Olmèque s’étend en Méso-Amérique. Leur évolution et leurs confrontations esquissent des synthèses artistiques et philosophiques dont l’influence se fait encore sentir de nos jours.
En -334, parti du royaume grec de Macédoine, Alexandre le Grand réalise une unification politique inédite entre Europe et Asie. D’immenses empires se constituent dans son sillage. Alors que Rome, à son apogée, étend sa domination sur l’ensemble de la Méditerranée, l’empire des Han connaît une formidable expansion en Chine. L’effondrement de ces empires entraîne un renouvellement des formes artistiques à la source desquelles puiseront les religions universelles pour relayer leur message.

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Religions universelles
Commencée au début de notre ère, la diffusion des religions à vocation universelle gagne en quelques siècles la plupart des aires de civilisation d’Europe, d’Asie et d’Afrique. En s’adressant à toute l’humanité sans distinction, le bouddhisme, le christianisme et l’islam dépassent les particularités culturelles locales et transforment en profondeur les sociétés issues de l’Antiquité.
Ces religions partagent l’idée du monothéisme, mais divergent sur des sujets comme la représentation du divin. Les religions universelles prennent racine dans des religions plus anciennes, leur expansion, parfois conflictuelle, se heurte à d’autres croyances. Le fait religieux est désormais un facteur qui unifie les sociétés et influence l’activité intellectuelle et artistique à l’échelle des continents.

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Les routes asiatiques des échanges
L’expansion des religions universelles s’accompagne de la mise en place de vastes réseaux d’échanges entre continents. En Asie, dès le 7e siècle, le monde chinois devient le principal acteur de ces échanges et un pôle d’innovation majeur. L’invention de la porcelaine, du papier, des caractères d’imprimerie change, avec la poudre à canon, la face du monde. La Chine transmet la plupart de ces inventions au monde arabo-musulman à travers les routes terrestres et maritimes de la soie.
La civilisation islamique est au coeur de ce réseau commercial florissant qui relie Asie, Europe et Afrique. Du 8e au 10e siècle Bagdad connait un âge d’or des arts et des sciences. Les routes des caravanes marchandes croisent celles des pèlerinages et favorisent la diffusion des courants de pensée. Les échanges accroissent la circulation de matériaux lointains et d’objets luxueux comme la soie, la céramique, l’orfèvrerie, l’encens ou l’ivoire.

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De la Méditerranée à l’Atlantique Le bassin méditerranéen est le point d’aboutissement des routes commerciales et culturelles d’Asie et d’Afrique. Dès le 11e siècle et en dépit des rivalités et des conflits, les échanges s’intensifient entre l’empire byzantin, le monde islamique et l’Europe chrétienne. Alors que les cités de Venise et de Gènes prennent une part active dans ces échanges, la péninsule ibérique, partagée entre l’islam et la chrétienté, devient un fécond foyer de mixité culturelle. En Europe, la compétition entre royaumes chrétiens et l’essor du commerce stimulent le développement économique et scientifique. A la fin du 15e siècle, les navigateurs portugais explorent les côtes d’Afrique et ouvrent de nouvelles routes commerciales vers l’océan Indien. La traversée de l’Atlantique et la découverte du continent américain met brusquement en relation l’Europe et les civilisations amérindiennes restées jusque-là isolées.

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Cosmographie
Vers 1500, pour la première fois depuis le début de l’humanité, des hommes font le tour du globe. Les grands voyageurs, tels Ibn Majid, Zheng He et Christophe Colomb, mettent en relation directe des terres restées jusqu’alors éloignées ou inconnues les unes des autres. Les civilisations qui autrefois entretenaient des relations de proximité entrent progressivement dans un système d’échanges à l’échelle de la planète. Le monde connaît une première forme de globalisation.
La découverte de l’ailleurs et la mesure du monde poussent les hommes à interroger le sens de l’univers. Les instruments de navigation et de cosmographie se multiplient. Les ouvrages imprimés relatent les récits de voyages alors que les cartes et les globes dessinent les contours d’un monde nouveau. Les matériaux exotiques et les objets d’art aux formes étranges qui emplissent des cabinets de curiosité témoignent de la fascination pour des mondes encore lointains et mystérieux.

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Le monde en perspective
Les grands voyages ouvrent l’horizon des sociétés et offrent une perspective nouvelle sur le monde. Les découvertes dans le domaine des mathématiques et de l’optique transmises du monde arabe à l’Europe au 15e siècle ont des conséquences artistiques considérables. Si elles fondent la vision géométrique et abstraite de la représentation dans l’art islamique, elles permettent aux artistes européens d’inventer la profondeur et la troisième dimension de l’image.
L’effervescence intellectuelle et artistique de l’époque est appelée Renaissance par les européens qui redécouvrent leur antiquité. Artistes et architectes y retrouvent un modèle esthétique qui renouvelle profondément la représentation du corps humain ou du paysage. En Chine, les artistes s’inspirent également des modèles du passé pour renforcer la légitimité culturelle et politique des monarques. Le monde arabo-musulman, quant à lui, élabore un style international où le répertoire floral et géométrique est à l’honneur.

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À la cour des princes
La mise en relation des mondes provoque une compétition inédite entre les monarques. Ce phénomène, qui prend une dimension nouvelle au 17e siècle, se manifeste simultanément sur l’ensemble des continents de l’Europe à la Chine, en passant par les empires musulmans et les royaumes d’Afrique. La magnificence des princes s’exprime dans l’affichage des symboles de leur pouvoir et dans les représentations majestueuses de leur personne et de leur cour. Le portrait équestre devient une représentation communément partagée.
Les monarques s’arrachent les meilleurs artistes, commandent de nouveaux décors et investissent des moyens considérables pour construire des palais et des édifices religieux d’une ampleur inédite. Le faste de la vie de cour, le luxe des parures et des armes, la richesse des collections d’oeuvres d’art et de peintures assurent aux princes un éclat qui doit s’imposer aux autres royaumes et états.

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Un nouvel art de vivre
L’aisance des princes gagne au 18e siècle une frange sans cesse plus importante des sociétés. La diffusion des produits manufacturés autour du globe transforme progressivement les économies et fait évoluer les modes de consommation. Un soin nouveau est apporté à l’aménagement intérieur des demeures et au vêtement. En Chine, au Japon et en Europe les manufactures qui se développent proposent des biens à une clientèle sans cesse plus nombreuse.
Sur l’ensemble des continents les arts se font l’écho d’un phénomène de valorisation de la sphère privée, de l’individu et de la famille. Avec l’intensification des échanges mondiaux, les arts développent une image fantasmée de l’ailleurs. L’Europe est gagnée par une philosophie du progrès et de la raison qui se donne le nom de Lumières. Ce mouvement intellectuel glorifie l’individu et son rôle historique, comme l’illustrent à la fin du siècle les révolutions américaine et française.

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Un monde moderne ?
La concurrence économique entre les nations donne naissance à la révolution industrielle. Commencée en Europe, dont elle est un instrument de son entreprise coloniale, elle gagne progressivement le monde au 19e siècle. Le développement des moyens de transport et la colonisation influencent l’ensemble des civilisations qui, en retour, inspirent les artistes européens. Les progrès techniques et la création artistique sont magnifiés dans des expositions universelles.
La photographie, fille de l’industrie, devient une actrice importante de la scène artistique. Elle fixe des images réelles et, en annulant la distance avec le lointain, donne le sentiment de s’approprier le monde. Elle provoque dès son invention une rupture dans la création de son temps qui pousse les peintres en Europe puis des autres continents, à bouleverser leur manière de capter les images et de traduire le réel.

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La modernité en question
Au 20e siècle les idées de modernité et de progrès que l’Occident industriel et colonial a diffusées sur l’ensemble de la planète sont remises en cause. Les deux guerres mondiales et les décolonisations ébranlent un grand nombre de certitudes. La création artistique est à cette image, constamment réinventée et ponctuée de ruptures et de gestes radicaux, tels que les abstractions, le ready-made ou l’imaginaire surréaliste.
La succession rapide des mouvements artistiques, en écho à l’accélération prodigieuse du temps, ouvre sans cesse de nouvelles perspectives. Les frontières de l’art sont continuellement redéfinies, étendues et en constante métamorphose. Les avant-gardes à Paris et en Europe attirent les artistes du monde entier. La montée en puissance des artistes nord-américains accompagne l’élargissement de la scène artistique à l’ensemble de la planète.

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En ce début du 21e siècle, l’intensité des échanges autour du globe semble avoir transformé la planète en un village global. La chute du mur de Berlin en 1989 marque la fin d’un cycle historique où l’Occident occupait le centre de la scène. L’essor économique de la plupart des continents laisse maintenant la place à un monde multipolaire et multiculturel dans lequel les artistes se saisissent de la mission de réécrire le récit d’une autre modernité.
La diffusion instantanée et l’omniprésence des images télévisuelles et d’internet mettent en abyme la représentation du monde. Les créations sont devenues les miroirs d’un collectif agité par la question des identités, d’un moi comme récit, et du souci d’une planète devenue fragile. Des questions existentielles que les artistes nous aident à mettent en perspective, ou à poser, comme depuis l’aube de l’humanité.

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Commandes aux artistes contemporains
Louvre Abu Dhabi invite des artistes contemporains de renommée internationale à réaliser des commandes in-situ, qui dialoguent avec le récit du musée, son architecture et ses collections. A l’ouverture, Louvre Abu Dhabi présente deux premières commandes in-situ, ‘For Louvre Abu Dhabi’ de Jenny Holzer et ‘Germination’ de Giuseppe Penone. Ces installations monumentales sont présentées à l’extérieur des galeries d’expositions, sous le dôme du musée. Ces commandes sont les premières d’une série faite par le Louvre Abu Dhabi auprès d’artistes contemporains.

For Louvre Abu Dhabi (2017), bas-reliefs en calcaire par Jenny Holzer
L’installation textuelle imaginée par Jenny Holzer inscrit dans les murs du musée le dialogue interculturel célébré au Louvre Abu Dhabi. L’artiste s’est inspirée de trois textes historiques issus de trois traditions culturelles différentes pour graver directement trois murs du musée.
Le contenu et l'esthétique des trois textes font, individuellement et collectivement, particulièrement écho à la vision universelle du Louvre Abu Dhabi. Bien qu'ils proviennent de différentes civilisations et de différentes parties du monde, ils révèlent tous à leur manière les réalités d’un auteur en prises avec les vérités essentielles de l'humanité. Ces textes donnent à réfléchir sur les origines de la civilisation, les traces de l'histoire et la dynamique des échanges interculturels.
Le plus ancien des trois textes est une tablette d'argile mésopotamienne. Il est consacré à un mythe vivace il y a près de 4000 ans, racontant l'histoire de la création de l'homme à partir du sang et de l'argile. Bilingue en écriture cunéiforme sumérienne et acadienne, le texte est un exemple précoce de l'art de la traduction, qui remonte à la naissance de l'écriture en Mésopotamie. Excavée de l'ancienne ville d'Assur dans l'Irak actuel, la tablette d'argile intitulée Mythes de la création fait partie de la collection du Musée Vorderasiatisches à Berlin, en Allemagne.
Le second mur est réalisé à partir du texte Muqaddimah d’Ibn Khaldun, dont Jenny Holzer reproduit un extrait de trois pages qui explorent l’âme, l’esprit, la musique et le langage. Le texte est une ode à l’art de la calligraphie. Son auteur, Ibn Khaldun (1332-1406), père de l'historiographie moderne, y examine comment les sociétés peuvent comprendre leur passé, tout en montrant les exploits réalisés par l’homme les domaines de la théologie islamique, la philosophie, les sciences naturelles, la chimie, l’alchimie et l’esthétique. Datant de 1377 et écrit en arabe, le Muqaddimah fait partie de la collection de la Bibliothèque Atif Efendi d’Istanbul.
La troisième source sont Les Essais de Michel de Montaigne. Jenny Holzer s'est inspirée de l’édition datée de 1588, conservée à la Bibliothèque de Bordeaux, et annotée directement par l’auteur pour compléter le texte imprimé. Les pages sélectionnées, écrites en vieux français, présentent les modifications apportées par Montaigne à trois de ses Essais, consacrés à l'autodétermination, aux défis de l'écriture, aux tâches de critique et à la célébration de la poésie. Ses textes témoignent de démontrent la quête de l’auteur pour comprendre la vraie nature du monde, à travers la discussion, le dialogue et la conversation. Les Essais sont considérés comme un pont entre la pensée antique, la Renaissance et la pensée moderne.

Commentaire de l’artiste
« C’est un plaisir de travailler sur cet important projet pour ce nouveau musée. Le Louvre Abu Dhabi a placé la barre haute et pose des questions pertinentes et actuelles sur les musées et les civilisations. C’est un privilège et un défi de concevoir une installation qui côtoiera l’architecture de Jean Nouvel et dialoguera avec les oeuvres remarquables du musée. J’ai conçu mes murs en étroite relation avec le bâtiment de Jean Nouvel que j’ai pensé comme un village historique et idéaliste sous un dôme futuriste. »
Biographie de Jenny Holzer
Depuis plus de 35 ans, Jenny Holzer présente ses opinions incisives, ses arguments et ses déchirements dans des oeuvres qui sont mises en valeur dans des espaces publics et lors d'expositions internationales, notamment au bâtiment 7 du World Trade Center, lors de la Biennale de Venise, dans les musées Guggenheim à New York et à Bilbao, et au Whitney Museum of American Art. Elle privilégie l'écriture comme médium, qu'elle soit exprimée sur un t-shirt, une plaque ou un écran DEL, et la dimension publique fait partie intégrante de son oeuvre. Depuis ses débuts dans les années 1970 avec ses affiches dans la ville de New York jusqu'à ses récentes projections lumineuses contre des éléments d'architecture et dans la nature, sa pratique fait rivaliser l'ignorance et la violence avec l'humour, la gentillesse et le courage. L'artiste a remporté un Lion d'or lors de la Biennale de Venise en 1990, un Crystal Award du Forum économique mondial en 1996 et la Barnard Medal of Distinction en 2011. Elle est diplômée du Williams College, de la Rhode Island School of Design, de la New School et du Smith College. Elle vit et travaille à New York.
Germination (2017), installation en trois parties par Giuseppe Penone
Giuseppe Penone a créé Germination, une installation en trois parties s’inspirant de la fascination de l’artiste pour l’utilisation de matériaux organiques, comme les arbres, afin de mettre en lumière les connexions entre l’Homme, la nature et l’art.
L’élément central de l’installation de Giuseppe Penone, Feuilles de Lumière, est un arbre imposant en bronze qui interagit avec l’architecture de Jean Nouvel à travers des miroirs placés sur ses branches qui reflètent la « pluie de lumière ». S’élevant de 16 mètres vers le dôme surplombant les allées extérieures du musée, l’arbre devient un symbole de vie, partagé universellement par toutes les cultures.
Penone a travaillé avec les célèbres ateliers de Sèvres – Cité de la céramique afin de créer plusieurs oeuvres dont Propagation, un mur de porcelaine présentant des cercles concentriques dessinés à la main. Les lignes germinent à partir d’une reproduction de 60 centimètres de l’empreinte du pouce de Cheikh Zayed, le père fondateur des Emirats arabes unis. Les empreintes sont à la fois uniques et une composante de tout homme, et à travers cette image, l’oeuvre de Penone reflète l’ambition du Louvre Abu Dhabi d’être à la fois universelle et inscrite dans le contexte local des Emirats.
La transformation de la terre en poterie est l'une des formes d'art les plus anciennes. Cet acte a inspiré Penone pour créer Earth of the World. Cette oeuvre se compose de deux parties, chacune fabriquée à partir de divers argiles provenant des Emirats Arabes Unis: un vase de 45 centimètres posé sur un piédestal en porcelaine sculpté à la main, et une série de morceaux d'argile façonnés par les mains de l'artiste.

Commentaire de l’artiste
“Les oeuvres que j’ai conçues pour le Louvre Abu Dhabi ont pour objectif de s’intégrer à l’espace, soulignant son architecture dans sa forme et sa teneur. Les éléments composant Germination font écho à l’esprit universel du musée.
La vie, mais aussi la sculpture, peut se développer à partir d’une simple poignée de terre. C’est en l’enfermant dans mes mains que j'ai donné forme à la terre. L'adhérence parfaite des mains à l'argile dilue la définition du corps donnée par la seule peau. La terre peut, par extension, en donner une impression. Grâce à la vue, nous connaissons la taille de nos mains, tandis que les sensations du toucher ne définissent pas de dimension. La taille de nos mains dépend de l’attention que nous y portons. Aussi, avec les yeux fermés, une poignée de terre peut avoir de très grandes dimensions. »
Biographie de Giuseppe Penone
Giuseppe Penone est né en 1947 à Garessio en Italie (région du Piémont). Il vit et travaille en Italie, bien qu’il ait conservé de très forts liens avec la France où il a enseigné à l’école nationale supérieure des beaux-arts de Paris de 1997 à 2012.
Son travail, reconnu internationalement, a été montré dans de nombreuses et importantes institutions du monde comme le MoMA, qui lui a consacré une rétrospective en 1970 ; il a participé à quatre Documenta de Kassel depuis 1972, cinq fois à la Biennale de Venise depuis 1978. Des expositions lui ont été consacrées au Centre Pompidou en 2004, à la Whitechapel Gallery de London en 2012 et au Château de Versailles en 2013.
Giuseppe Penone est une figure majeure de l’Arte Povera, aux côtés de Giovanni Anselmo, Alighiero e Boetti et Michelangelo Pistoletto, entre autres. Contrairement à ses pairs, dont le travail est ancré dans le monde urbain, Giuseppe Penone défend un art de la forme qui ne reflète pas seulement la nature mais qui s’identifie à la Nature. La relation entre l’Homme, la Nature et l’Art est essentielle et modèle sa vision.

Expositions temporaires 2017 & 2018
Chaque année, le Louvre Abu Dhabi présentera quatre expositions temporaires, conçues et organisées en collaboration avec ses institutions et musées partenaires et l’Agence France-Muséums. Ce programme riche et diversifié vient en complément des accrochages des collections permanentes et conforte le récit de ce « musée universel » qu’est le Louvre Abu Dhabi.
Durant la première année d’ouverture, les expositions spéciales exploreront successivement l’histoire du musée du Louvre, la représentation du monde à travers les globes terrestres et célestes, les débuts de la photographie, la peinture décorative des Nabis.
D’un Louvre à l’autre : ouvrir un musée pour tous
Intitulée D’un Louvre à l’autre : ouvrir un musée pour tous, l’exposition inaugurale ouvrira le 21 décembre 2017. Elle retracera la naissance du musée du Louvre au XVIIIe siècle. Conçue en trois parties, elle explorera : les collections royales du XVIIe siècle à Versailles sous Louis XIV ; le Louvre au temps de l’Académie et des Salons et la présence des artistes dans le palais ; la création du musée du Louvre en tant qu’institution moderne. L’exposition rassemblera près de 150 peintures, sculptures, objets d’arts décoratifs et autres pièces maîtresses issues des collections du musée du Louvre et du Château de Versailles.
Le commissariat de l’exposition est assuré par Jean-Luc Martinez, président-directeur du musée du Louvre et Juliette Trey, conservatrice du département des Arts graphiques du musée du Louvre.
Co-Lab : art contemporain et savoir-faire
Soigneusement appariés en fonction de leurs aspirations communes et de la complémentarité des artistes avec les techniques mises en oeuvre, la Manufacture nationale de Sèvres a accueilli Talin Hazbar pour travailler la céramique ; la Manufacture de Beauvais a mis ses métiers de haute et basse-lisse à la disposition de Khalid Shafar, la Haute Verrerie d’art de Saint-Just a collaboré avec Zeinab Alhashemi et les ateliers MTX Broderie Architecturale ont fait équipe avec Vikram Divecha.
Ce processus, rendu possible grâce à un programme d’échanges culturels, a associé la recherche artistique aux métiers d’art français de haute tradition qui, de tout temps, se sont ouverts aux innovations des artistes contemporains. Ce projet s’est concentré sur les valeurs de transmission et d’échange. Cette exposition temporaire présentera les oeuvres achevées créées par les artistes et produites par les manufactures françaises.
Co-Lab participe du « Programme culturel franco-émirati : dialogue avec le Louvre Abu Dhabi » mis en place par le Département de la Culture et du Tourisme-Abu Dhabi, le ministère des Affaires étrangères et du développement international français, le ministère de la Culture et de la Communication français et l’Institut français.
Le Monde en globes
L’exposition explorera la représentation du monde – de l’antiquité à nos jours – au travers d’une collection d’importants globes terrestres et célestes. Les premiers globes sont fabriqués au IVe siècle avant J.-C. par les Grecs, puis, du VIIIe au XVe siècle, par les astronomes musulmans qui sont aux avant-postes de la recherche en astronomie et créent de magnifiques globes et astrolabes. 125 globes célestes originaires du monde islamique nous sont parvenus, dont le plus ancien date du XIe siècle. C’est au Xe siècle, par l’intermédiaire de l’Espagne musulmane, que cette science antique est transmise et redécouverte en Europe au moment où les scientifiques adoptent largement le principe de la rotondité de la terre. Les globes deviennent à la fois un outil au service des explorations maritimes au long cours et le moyen de faire le récit de leurs grandes découvertes grâce à des cartes qui les réinterprètent avec art. Alors que la technologie de la navigation s’est développée au-delà de ce que l’on aurait pu imaginer, les globes, sous leurs diverses formes, font encore aujourd’hui partie de notre univers quotidien.
Le commissariat de l’exposition « Le Monde en globes » est assuré par Catherine Hofmann, conservatrice en chef à la Bibliothèque nationale de France et François Nawrocki, conservateur en chef à la Bibliothèque Sainte-Geneviève, Paris.

Ouvrir l’album du monde : photographies, 1842 -1896
Il s’agit de la présentation des premières photographies produites selon différents procédés dans différentes parties du monde. L’exposition réunit les images créées par les explorateurs occidentaux ainsi que par les tout premiers photographes locaux et internationaux.
La photographie telle que nous la connaissons aujourd’hui a été inventé vers 1839, un temps de découvertes et d’expansion coloniale. Voyageant à bord des navires européens qui sillonnaient le monde, des photographes sont alors chargés de documenter les pays lointains et les populations qu’ils y rencontrent. L’exposition se compose d’oeuvres issues des collections du musée du Quai Branly-Jacques Chirac et d’autres institutions ; les différents continents sont présents à travers une sélection de clichés pris entre 1842 et 1895 par différents auteurs. De nombreuses images furent prises par des photographes aux origines variées – colombienne, turque, indienne, brésilienne, égyptienne, chinoise, japonaise, russe – qui se sont approprié cette nouvelle technologie pour leurs besoins propres. Les formats des photographies présentées vont du daguerréotype aux albums de voyage.
L’exposition présentera par ailleurs les premières images de la région du Golfe persique, des photographies du Yémen des années 1850 et une image de Hejaz de 1861.
Le commissariat de l’exposition est assuré par Christine Barthe, conservateur, responsable de la collection photographique au musée du Quai Branly-Jacques Chirac.

« Les Nabis et le décor moderne : un dialogue Est-Ouest »
La quatrième exposition temporaire du Louvre Abu Dhabi réunit une trentaine de remarquables peintures décoratives réalisées par le groupe des Nabis. Ces oeuvres viennent du musée d’Orsay, elles seront accompagnées d’estampes et de paravents à volets japonais venus des collections du musée Guimet et du Louvre Abu Dhabi. L’exposition souligne le dialogue entre les traditions asiatique et occidentale et témoigne de la contribution essentielle de l’esthétique extrême-orientale dans le développement du décor moderne.
Actifs en France de 1888 à 1900, les Nabis voulaient mettre à bas les barrières entre les genres picturaux et réalisèrent des peintures décoratives pour des particuliers et des décors pour le théâtre. Certains des membres les plus influents du groupe furent plus particulièrement influencés par les ukiyo-e japonais. L’exposition en quatre parties présente les principes esthétiques développés par les Nabis dans leurs oeuvres en les faisant dialoguer avec l’art japonais.
Le commissariat de l’exposition est assuré par Isabelle Cahn, conservatrice en chef des peintures au musée d’Orsay.

CHIFFRES CLES
PROGRAMME Galeries d’exposition permanentes, espaces d’exposition temporaires, musée des enfants, auditorium, réserves, bâtiment de conservation des oeuvres, ateliers de restauration, espaces publics, bâtiment administration, restaurant, café, boutique
SURFACE SHOB 97 000 m²
SURFACES GALERIES D’EXPOSITION 8 600 m²
GALERIES PERMANENTES 6 400 m²
GALERIES TEMPORAIRES 2 000 m²
MUSEE DES ENFANTS 200 m²
AUDITORIUM 420 m² / 250 places assises
LES BATIMENTS DU MUSÉE
Total : 55 bâtiments individuels
Galeries permanentes : 26 bâtiments individuels
Façade extérieure des bâtiments : 3 900 panneaux (20m² format moyen) de béton fibré ultra-performant (BFUP)
LE DÔME EN CHIFFRES
• Composé de 7 850 étoiles différentes
• Son revêtement compte 8 strates
• Diamètre de 180 mètres
• 565 mètres de circonférence
• 7 mètres d’épaisseur
• Distance entre les couches : 80mm.
• 85 éléments monumentaux pèsent en moyenne 50 tonnes
• Le point culminant du dôme s’élève à 40 mètres au-dessus du niveau de la mer et à 36 mètres au-dessus du niveau du sol.
• L’élévation intérieure du dôme est de 29 mètres au-dessus du niveau sol.
• Les piliers de soutènement de la coupole sont au nombre de 4, séparés de 110 mètres.
• Les plus grandes étoiles font 13 mètres de diamètre pour un poids de 1,3 tonne.
• Le poids total du dôme est de 7 500 tonnes (presque autant que la tour Eiffel), se répartissant comme suit :
- structure en acier : 5 200 tonnes
- revêtements intérieurs et extérieurs, bordure périphérique : 2 000 tonnes
- grilles, passerelles, maillage et autres éléments : 300 tonnes
• Pourcentage de perforation global du dôme : 1.8%
• La construction a duré deux ans

• Le chantier a réuni jusqu’à 800 ouvriers en même temps

Design: L’architecte Jean Nouvel, lauréat du Pritzker Prize, s’est inspiré de la culture architecturale arabe traditionnelle pour concevoir le Louvre Abu Dhabi. Parfaitement intégré à son environnement, le Louvre Abu Dhabi a été pensé comme une « ville-musée » sur la mer et se compose d’une série de bâtiments blancs inspirés des médinas arabes et des constructions basses traditionnelles. Le site comprend 55 bâtiments individuels et liés entre eux, dont 26 galeries. Leurs façades sont faites de 3900 panneaux de béton fibré à ultra-haute performance (UHPC).
Le Louvre Abu Dhabi conjugue savoirs architecturaux traditionnels et techniques de pointe. Le calme de son environnement permet aux visiteurs d’apprécier les échanges incessants entre le soleil, la coupole, la mer, la terre, les bâtiments.
Le dôme de 180 mètres de diamètre couvre la majeure partie de la « ville-musée » et fait figure de structure emblématique du site que l’on peut voir depuis la mer mais aussi depuis les quartiers environnants et la ville d’Abu Dhabi. Le dôme, construit par Waagner Biro (spécialistes des structures en acier) se compose de 8 strates, 4 extérieures en acier inoxydable et 4 intérieures ; elles sont séparées par une structure en acier de cinq mètres de hauteur. Il est formé de 10 000 éléments, préassemblés en 85 éléments monumentaux pesant en moyenne 50 tonnes.
La complexité de la structure géométrique du dôme a nécessité une étude approfondie. Le motif est décliné en différents formats et angles dans les 8 strates superposées qui forment le dôme. Chaque rayon de lumière doit pénétrer ces 8 strates, apparaissant ou disparaissant au gré de la progression quotidienne du soleil. A la nuit tombée, l’ensemble forme 7 850 étoiles visibles à l’intérieur et l’extérieur. Cet effet lumineux, baptisé « pluie de lumière », a été étudié sur de nombreux modèles et sur maquettes aux cours des années de conception du musée ; c’est l’une des caractéristiques architecturales déterminantes du bâtiment. Le dôme est soutenu par 4 piliers seulement, distants de 110 mètres et dissimulés au sein des bâtiments, ce qui permet de donner l’impression qu’il flotte. 29 mètres séparent le niveau du sol et la surface intérieure la plus basse du dôme. Au plus haut, il culmine à 40 mètres au-dessus du niveau de la mer et à 36 mètres au-dessus du sol.
Les concepts techniques mis en oeuvre par les ingénieurs font de ce musée l’un des projets les plus novateurs et les plus complexes réalisés ces dernières années.
La construction s’est faite de 2013 à 2017. Avant même son achèvement, le Louvre Abu Dhabi a été récompensé par trois prix internationaux : en 2015, le Identity Design Award dans la catégorie « Project of the Future » ; en 2017, le European Steel Design Award, reçu conjointement avec Waagner Biro ; et, la même année, le Identity Design Award dans la catégorie « Most Prominent UAE Project ».
Espaces d’exposition intérieurs :
Les espaces d’exposition intérieurs – galeries permanentes, espaces d’expositions temporaires, musée destiné aux enfants – s’étendent sur 8 600 m2. Les collections permanentes couvrent environ 6 400 m2, permettant la présentation de plus de 600 oeuvres. Le musée des enfants, destinée aux plus jeunes visiteurs du Louvre Abu Dhabi, installé sur deux étages et environ 200 m², complète le dispositif.
Les galeries permanentes:
Conçus spécialement par Jean Nouvel, les sols, les murs et les plafonds des galeries permanentes sont intrinsèquement liés à l’architecture du Louvre Abu Dhabi dont ils affirment les dimensions palatiales. Le pavement est constitué de modules en pierre encadrés de bronze, le choix de la pierre étant fonction de l’époque des oeuvres présentées dans les différentes salles. Les dispositifs d’accrochage, d’éclairage et autres équipements nécessaires sont
intégrés dans des fentes murales, ce qui permet une grande flexibilité de présentation des oeuvres.
Toutes les salles d’exposition sont conçues de façon à recevoir une lumière naturelle filtrée, soit provenant de fenêtres latérales qui permettent des points de vue sur le paysage environnant, soit en éclairage zénithal. Les galeries permanentes comptent 17 plafonds de verre faits de 18 types différents de panneaux de verre. Soit un total de 25 000 éléments individuels en verre. Les plafonds de verre permettent de combiner des systèmes d’éclairage naturels et artificiels afin de fournir une lumière optimale pour les oeuvres exposées.
Les vitrines d’exposition ont été construites spécialement pour le Louvre Abu Dhabi par Meyvaert, à Gand en Belgique. Techniquement ce sont des dispositifs de pointe du fait des matériaux utilisés, de leur conception et de leur flexibilité d’usage adaptée à la rotation des présentations muséales.
Les conditions environnementales ont conduit les architectes et les ingénieurs à concevoir un système de contrôle de la température et de l’hygrométrie dans les galeries permanentes : la température est fixée à 24° et ne peut varier que de 1°Celsius ; les variations d’hygrométrie étant limitées à 5%, ce qui garantit une stabilité exceptionnelle pour les oeuvres comme pour les visiteurs. Les systèmes de détection et d’extinction d’incendie des galeries ont demandé des solutions spécifiques afin que les oeuvres ne subissent aucun dommage.
 

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M
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Z
ça a l'air grandiose ! Trop loin pour moi en tout cas, bonne soirée !
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L
Bien sur
M
C'est un peu loin tu admettras ! j'aime beaucoup la photo noir et blanc à l'intérieur du musée
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L
Oui mains on peut profiter des photos
C
Bonsoir,
C'est une bonne idée, la culture n'a pas de frontière et bien des oeuvres résultent de pillages anciens lors de guerres ou de conquêtes.
Le concept resemble un peu à celui de Lens, on suit l'évolution de l'art.
Bonne soirée
@mitié
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L
Oui pas de frontière et c'est bien
P
Voir "vendre" ainsi le nom du Louvre à ces zigottos et y exposer des œuvres sorties de nos musées nationaux me met en rage !!
bonne soirée
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L
Cela permet aussi de mettre dans l'argent dans les caisses des musées nationaux, qui ne sont pas riche. Regardons le coté positif !
J
Belle idée, mais dommage à cause des lieux ..
mais les collections doivent être à voir
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L
Mais actuellement ce sont les riches
É
Un superbe musée mais qui ne me tente pas. Bonne journée
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L
Trop loin ....
L
Wouahou! Superbe il y a des trésors dans ce musée, pas étonnant vu qu'ils ne savent pas quoi faire de leur fric, là-bas! En tout cas merci pour la visite!
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L
C'est bien il le dépense
P
Pour moi complètement démesuré ...
Bon mercredi !
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L
Comme le monde actuel
D
Pas pour moi, le voyage est trop long et pas les moyens ...
Juste un tit coucou pour te souhaiter un bon mercredi !
Les zoms vont chercher des matériaux, alors on embauche plus tard ...
Gros bisoux
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L
Pour moi aussi
M
J'aime beaucoup l'architecture du bâtiment. Beau mercredi. Bisous
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L
C'est bien fait
O
Bonjour d’Angers … (ville où il fait bon vivre) …
Mérite sûrement le détour mais Abu Dhabi en ces temps troubles … non pas pour moi ! ...
Bonne journée ... Amicalement ... ¢ℓαυ∂є …

“Je vois la vie en Mauges”
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L
Je comprend ton choix
R
Oui c'est une révolution pour ce pays
Le Président aurait pu m'inviter , j'aurais bien fait le voyage culturel !
@+
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L
Mais bien sur
S
J'ai vu les reportages à la TV, et j'ai bien l'architecture, surtout à l'intérieur avec la décoration sobre et de qualité. Il y a de la place et de très belles oeuvres.
Répondre
L
Oui beaucoup de place

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