Actuellement, une exposition de peinture est visible jusqu'au 5 avril à l'hôtel Pams. Une exposition qui a de la gueule et qui mérite d'être vue. L'artiste Camélia Otero a son atelier au 30 rue de l'argenterie à 5 minutes à pied. L'hôtel Pams est ouvert de 11 heures à 17 heures 30 et se situe 17 rue Emile Zola.
L'hôtel Pams témoigne de la grande époque industrielle de Perpignan. Un peu d'histoire, acquis par Pierre Bardou-Job, cet hôtel particulier abritait la première usine de papier à cigarettes de France. Connue sous la marque JOB, la marque disparaîtra à la fin des années 1980. Au début des années 1900, l'hôtel particulier sera entièrement rénové et aménagé par l'architecte Léopold Carlier sous l'impulsion de Jules Pams qui aura épousé en première noce la fille du richissime industriel Bardou Job. Jules Pams aura une carrière politique nationale et ratera de peu l'élection à la présidence de la République française. En 1946, la ville rachète le site à la dernière descendante de la famille. Des étudiants prendront possession des lieux, avec l'installation quelques temps de Université, puis de la Bibliothèque municipale. En 1993, celle-ci est déplacée en face dans l'ancienne usine et le bâtiment Pams devient le site de réception de la Ville.
Entrez dans cet écrin de la ville et vestige de la riche aventure industrielle de la famille Bardou-Job.
Artiviste du néo-expressionnisme, Camélia Otero développe depuis de nombreuses années une œuvre présentée dans plusieurs musées et expositions internationales.
Son parcours, marqué par une liberté constante et une ouverture au monde, s'inscrit dans une démarche vivante où l'art devient un langage universel, entre engagement, introspection et mouvement.
La spiritualité traverse ces visages comme une lumière intérieure. Elle ne cherche pas à apaiser, mais à révéler ce qui échappe aux apparences. Dans la matière brute, dans la tension des traits, se manifeste une force invisible, celle qui relie l'être à ce qui le dépasse.
De là, naît l'humanisme, non pas comme idée, mais comme présence. Chaque portrait porte la trace d'une existence, d'un souffle, d'un regard qui interroge l'autre. L'humain s'y exprime dans toute sa fragilité, sa puissance et sa vérité.
Et, enfin, la politique, non comme discours, mais comme écho de ce monde. Elle s'impose dans les couleurs, dans les silences et dans les déséquilibres. Elle rappelle que l'art, même libre, ne se détache jamais totalement du réel.
Ce parcours est celui d'une énergie en mouvement - une recherche de sens, de vie, de lien - dans un temps qui vacille entre chaos et renaissance.
Avant de voir l'exposition, place à quelques photos de l'hôtel Pams.
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